Les conséquences de la casse de l'hôpital public...


Un médecin urgentiste est mort cette semaine du coronavirus. Partout dans la France l’inquiétude grandit chez les soignants pour qui les moyens sont trop faibles.

Il s’appelait Jean-Jacques Razafindranazy, il était âgé de 67 ans. Ce médecin urgentiste a succombé à la maladie cette semaine. Exerçant à Compiègne dans l’Oise, l’une des régions les plus touchées par le virus, il avait été contaminé au début du mois de mars. Par la suite hospitalisé à Lille, il n’a pas survécu.

« Mon père ce héros »

L’un de ses fils lui a par ailleurs rendu hommage dans un long message sur facebook :« Mon père, ce héros, médecin aux urgences de Compiègne est parti trop vite à cause du coronavirus. Passionné par son travail, il n’a pas pris sa retraite. Il revenait de vacances de Madagascar, en pleine forme, mais le Covid-19 était plus fort »

« Il était à la retraite, mais il continuait à venir, car il voulait aider »

Pour le Parisien, son fils a également ajouté : « Mon père s’est sacrifié. Il était à la retraite et aurait pu arrêter mais il continuait à venir car il voulait toujours aider ses confrères surchargés. Il travaillait parce qu’il aimait ça, c’était sa vie. C’est injuste. Nous sommes tristes et en colère ».

« Il savait qu’il prenait un risque, il est venu volontairement, il a donné sa vie pour les autres » a déclaré le maire de Compiègne.

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a lui rendu hommage au personnel soignant, soulignant « le courage extraordinaire dont font preuve l’ensemble des médecins, des soignants, des pompiers, de toutes les personnes qui permettent de sauver des vies chaque jour ».

« Des moyens de se protéger qui manquent cruellement »

Frédéric Adnet, chef des urgences en Seine Saint Denis a expliqué être « bouleversé » par la nouvelle. « On sait que nous sommes exposés, que parmi nous un bon nombre vont contracter la maladie, et c’est malheureusement le prix à payer d’un dévouement qui est exceptionnel par ces hommes et ces femmes, toujours auprès des patients et, parfois, avec des moyens de se protéger qui manquent cruellement. » a-t-il ajouté fataliste.

Les ravages de nombreuses coupes budgétaires dans la santé

La polémique sur le manque de masques ne cesse en effet d’enfler. Beaucoup se demandent aujourd’hui comment la France a pu se retrouver dans une telle situation. Frédéric Adnet ajoute ainsi : « actuellement, on est vraiment en tension sur les masques, les surblouses, les charlottes, etc. On sent bien que la chaîne de production de ces moyens de protection est très tendue ». Après de nombreuses coupes budgétaires infligées à l’hôpital durant ces dernières années, ce sont aujourd’hui les citoyens français qui paient les pots cassés.

Les pouvoirs publics auront des comptes à rendre

Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, a pointé du doigt « l’imprévoyance des pouvoirs publics ». Il a ensuite ajouté qu’ils « auront des comptes à rendre après l’épidémie ». Alors que les plus riches profitent pleinement de la politique exercée par Emmanuel Macron, ce sont en effet ainsi les classes populaires qui en pâtissent une nouvelle fois. Un jour prochain, l’addition risque d’être salée pour nos gouvernements libéraux…

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Michel
4 mois il y a

Urgent important!!! Des cliniques privées se disent au chômage technique alors qu’elles se disent prête à aider les hôpitaux… et qu’ils déplacent des malades aux quatres coins de laFrance https://youtu.be/AKxjSk2UPC4