Combien auront succombé d'ici là ?


La France a lancé d’importants essais cliniques pour déterminer avec certitude l’efficacité de la chloroquine contre le coronavirus. Réponse pas avant six semaines.

Dès la fin du mois de février nous vous informions sur la possibilité d’un remède trouvé contre le coronavirus. « Les décodeurs » du Monde, officine de la Vérité, soi-disant indépendants, et en cheville avec Facebook désignait alors notre article comme une « information partiellement fausse ». Didier Raoult était même moqué comme un charlatan par beaucoup sur les réseaux sociaux et les plateaux télé, allant jusqu’à se faire menacer.

« Le Monde a décidé que ce que je disais, en rapportant ce qu’avaient publié les Chinois, n’était pas vrai. Il y a même eu « fake news » pendant 36 heures inscrit sur le site du ministère de la Santé ! » rapporte Didier Raoult.

« On a plus de chance de mourir d’autre chose que du virus chinois »

Reste qu’aujourd’hui, plus grand monde ne se moque du professeur Raoult qui est pourtant une sommité mondiale dans le domaine de la recherche sur les maladies transmissibles. Le gouvernement l’a même admis comme membre du conseil scientifique sur le coronavirus ! Celui-ci ne cesse par ailleurs de répéter qu’il faut relativiser l’importance de cette crise et qu’on « a plus de chance de mourir d’autre chose que du virus chinois ».

Rien avant six semaines

Après avoir constaté des résultats prometteurs dans des essais concernant 24 patients, le professeur a maintenant obtenu du gouvernement le lancement d’une grande étude clinique par des experts indépendants. Ce projet inclura 3200 patients en Europe, dont 800 en France et devrait donner ses conclusions d’ici six semaines. Reste que d’ici là, beaucoup de personnes à travers l’Europe auront succombé au virus…

« Si on ne m’écoute pas, je m’en fiche. »

« J’ai du mal à comprendre pourquoi beaucoup de médecins français, notamment sur les plateaux de télévision, ne croient pas en mes travaux. Répéter que la chloroquine peut être dangereuse car on lui impute de potentiels effets secondaires sans même connaître la molécule, dans le contexte actuel, est irresponsable. Je suis le spécialiste mondial de la chloroquine, mais si on ne m’écoute pas, je n’ai pas d’amertume, je m’en fiche. Je suis comme Georges Brassens, mes travaux, s’ils n’en veulent pas je les remets dans ma guitare. » dixit Didier Raoult.

Trump déjà convaincu

Aux Etats-Unis, le président américain semble lui déjà convaincu de l’efficacité de ce remède. Enthousiaste dans la presse et sur les réseaux sociaux, il a tout de même été tempéré par ses experts scientifiques qui réclament eux aussi des « essais cliniques ». En France le scepticisme semble rester de mise, mais pas pour tout le monde…

Sanofi a déjà flairé la bonne affaire

D’autres voient en effet cette affaire d’un bon œil… Le géant pharmaceutique Sanofi, par exemple, souvent critiqué pour sa marchandisation extrême de la santé a, semble-t-il, déjà flairé le bon coup. Principal producteur de chloroquine en France, l’entreprise a proposé d’offrir 300.000 traitements à la France. Un bon coup de pub pour redorer l’image de la compagnie. Dans la même lignée,  le groupe LVMH a lui aussi fait sa publicité en offrant du gel hydroalcoolique aux hôpitaux.

« Nous avons perdu trop de temps ! »

Une chose est certaine, le temps presse : le nombre de morts ne cesse d’augmenter à travers le monde. Pour Didier Raoult, « Non ce n’est pas trop tard, mais nous avons perdu trop de temps ! Il ne faut plus tarder mais agir : détecter et traiter ». Il ajoute ensuite : C’est contre-intuitif, mais plus l’échantillon d’un test clinique est faible, plus ses résultats sont significatifs. Les différences dans un échantillon de vingt personnes peuvent être plus significatives que dans un échantillon de 10.000 personnes. Si on a besoin d’un tel échantillonnage, il y a des risques qu’on se trompe. Avec 10.000 personnes, quand les différences sont faibles, parfois, elles n’existent pas. Je prescris la chloroquine depuis vingt-cinq ans et je publie à ce sujet dans des revues depuis treize ans. Je suis un chercheur international, j’essaye d’être indifférent au fait que mes coreligionnaires ne me croient pas, ou à ce qu’on raconte sur les plateaux télé. »

L’avenir nous dira s’il avait raison…

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Zanne
4 mois il y a

Nul n’est prophète en son pays