Venezuela : les mercenaires avaient signé un contrat secret pour capturer Maduro (et le tuer ?)


Bien sûr les Etats-Unis nient toute implication...


La récente attaque de mercenaires subie par le Venezuela était destinée à renverser Nicolas Maduro. Un contrat a même été signé entre américains et putschistes. Caracas dénonce une tentative d’assassinat.

Jusqu’où iront l’empire américain et ses alliés pour renverser le gouvernement démocratiquement élu au Venezuela ? Plus grande réserve de pétrole au monde, la république socialiste subit des attaques répétées de la part des USA depuis une bonne vingtaine d’années. Malgré des sanctions drastiques, le pays dirigé par Nicolas Maduro résiste tant bien que mal aux élites locales qui multiplient les tentatives de déstabilisations, usant de leurs liens étroits avec l’étranger, et notamment la Colombie et les États-Unis.

Tentative d’invasion

Dimanche dernier, une troupe de mercenaires venus de Colombie a même débarqué sur les côtes du pays. Mise en déroute par l’armée, cette tentative s’ajoute donc aux multiples tentatives de coup d’État sur le pays du défunt Hugo Chavez. Derrière ce nouvel échec, se cache sans doute une nouvelle fois Juan Guaido.

Juan Guaido, toujours dans les « bons » coups

Véritable marionnette des États-Unis, Juan Guaido n’a toujours eu qu’un seul but : renverser le pouvoir chaviste, par tous les moyens. Début 2019, après la réélection de Nicolas Maduro à la tête du pays, il refuse même de reconnaître sa défaite et s’autoproclame président de la république. Depuis, il a multiplié les tentatives de sabotages et de coup d’État. D’échec en échec, il a même finit par être rejeté par son propre camp. La droite vénézuélienne anti-Maduro s’est donc choisie un autre leader. Ce qui n’a pas empêché Juan Guaido de continuer à comploter contre le gouvernement.

Un contrat sur la tête de Maduro

Les journalistes du Washington Post, à qui on ne pourra reprocher d’être des marxistes pro-Venezuela, révèlent pourtant une très sombre affaire dans un long papier. Le média américain explique ainsi que le « débarquement » intervenu sur les côtes vénézuélienne faisait partie d’un contrat entre Jordan Goudreau, vétéran des forces spéciales américaines, et Juan Rendon, conseiller politique de Juan Guaido, basé aux Etats-Unis.

800 hommes pour « extraire Maduro et ses sbires »

Ce comité secret a ainsi promis la mise en place d’une troupe de 800 mercenaires prêts à pénétrer au Venezuela pour « extraire Maduro et ses sbires ». Même si le terme n’est pas explicitement prononcé, cette milice devait sans doute se charger d’assassiner le président élu du Venezuela et renverser le gouvernement, comme d’autres mercenaires avaient déjà tenté de le faire lorsque Hugo Chavez présidait le pays (voir le passionnant documentaire ci-dessous sur un coup d’État des États-Unis contre Hugo Chavez en 2002 et qui fut déjoué). N’ayant pas réussi à retourner le peuple contre son président, les États-Unis ont donc décidé de s’attaquer directement à l’homme.

Pour Guaido « toutes les options étaient sur et sous la table »

Juan Rendon assure par ailleurs que « Juan Guaido disait que toutes les options étaient sur et sous la table ». Une phrase qui fait écho aux accusations portées par Caracas : Guaido aurait mené cette opération grâce à 212 millions de dollars « volés » à une entreprise pétrolière locale. Cet accord portait sur un seul objectif : renverser le pouvoir Chaviste et installer le putschiste à la tête du pays.

Les bras-cassés de Washington

Alors que l’accord a failli capoter au dernier moment, une opération a finalement bien eu lieu ce dimanche. Une première tentative ratée, puisque l’armée a déjoué l’attaque fomentée par le contrat. Cet échec est notamment intervenu grâce à des agents chavistes infiltrés dans l’opération. « Nous savions tout. Ce qu’ils ont mangé, ce qu’ils n’ont pas mangé. Ce qu’ils ont bu. Qui les a financés. » a expliqué Nicolas Maduro. Huit mercenaires ont ainsi trouvé la mort dans cette première attaque. Plus d’une quinzaine d’autres putschistes ont depuis été arrêtés, parmi lesquels des citoyens américains. Le président du Venezuela n’a par ailleurs pas hésité à divulguer l’interrogatoire de Luke Denman, l’un des mercenaires américains arrêté pendant l’attaque. Dans cette vidéo, l’assaillant avoue sans hésiter ses liens avec Jordan Goudreau.

Les USA nient toute implication et protègent Guaido

Face à ce fiasco, le gouvernement américain nie toute responsabilité. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo qui ne cesse pourtant de multiplier les menaces à l’encontre du pays a assuré qu’il n’y avait « aucune implication directe du gouvernement américain » dans cette affaire. Rendon explique quant à lui que « Guaido ne connaissait que les grandes lignes du plan ». Des justifications très difficiles à avaler.

Guaido va-t-il enfin être arrêté ?

Jusqu’ici, la justice vénézuelienne s’est montrée incroyablement clémente envers le putschiste Juan Guaido. En effet, celui-ci a violé a plusieurs reprises la loi, notamment en se rendant en Colombie et en Europe alors qu’il en avait l’interdiction et bien sûr en préparant plusieurs coups d’États. S’il reste encore en liberté, c’est sans doute uniquement pour ne pas fournir un prétexte d’intervention militaire aux États-Unis. Mais après cette nouvelle tentative, les choses pourraient évoluer. D’autant que l’intervention américaine devient de moins en moins probable grâce au soutien de la Chine dont bénéficie le gouvernement vénézuélien. Une enquête a en tout cas été ouverte à l’encontre de Juan Guaido.

Les USA maintiennent la pression malgré le coronavirus

Les États-Unis, en proie à de terribles pertes face au Covid-19 n’ont donc rien trouvé de mieux à faire que de maintenir la pression malgré la crise. Ironiquement, la République Bolivarienne semble d’ailleurs s’en tirer à merveille face à l’épidémie, à tel point que l’ONU a demandé à observer sa stratégie face au virus.

Toujours soutenu par Macron et les grands médias français

Juan Guaido est en tout cas toujours soutenu et reconnu officiellement par Emmanuel Macron et donc par la France. Les médias occidentaux, et en particulier les médias français, maintiennent également leur parti pris très largement favorable aux États-Unis. Le journaliste indépendant Romain Migus, spécialiste du Venezuela, dénonce ainsi les mensonges proférés par le journal Le Figaro dans cette sombre affaire. Étrangement, ni les décodeurs du Monde, ni Checknews de Libération ne s’est encore penché sur le sujet…

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