Ces sangsues qu'on voudrait bien oublier...


Chassés du pouvoir, de multiples politiciens continuent pourtant à redoubler d’efforts pour faire leur grand retour sur le devant de la scène.

Ces dernières années, bon nombre d’hommes et de femmes politiques ont été victimes d’un concept popularisé par le printemps arabe : le dégagisme. Chassés du pouvoir par le peuple, certains ont pourtant bien du mal à faire face à la réalité et continuent de se bercer d’illusions.

Hollande, symbole de la déconfiture totale du PS

Après son catastrophique mandat, François Hollande semble avoir définitivement entériné la fin du Parti Socialiste, pourtant installé dans les hautes sphères depuis des décennies. Pour autant, l’ancien président Français multiplie les tentatives de retour. Donnant son avis sur tous les sujets – comme si quelqu’un l’écoutait encore – il se pose même en donneur de leçons. Perpétuant les mensonges de sa campagne présidentielle, il se pose toujours en adversaire de la finance et en militant écologiste. Son passage au pourvoir a pourtant clairement démontré qu’il se moquait éperdument de ces sujets. Il n’hésite pas non plus à critiquer régulièrement Emmanuel Macron alors qu’il l’a lui-même propulsé au pouvoir et qu’il menait une politique semblable à la sienne.

Fin de l’arlésienne Sarkozy ?

Depuis sa défaite en 2012 et un mandat tout aussi consternant que son successeur, Nicolas Sarkozy, n’a eu de cesse de laisser croire à son retour. Régulièrement dépeint par les médias comme une « star » de la droite, il fait finalement une tentative en 2017 en se présentant à la « primaire de la droite ». Balayé par les votants, il n’accède même pas au second tour. Il affirme alors se retirer de la vie politique, ce qui ne l’empêche pas de toujours dispenser ses conseils. Malgré tout, de nombreux médias paraissent encore rêver à son retour, comme pour ressusciter le vieux clivage PS-LR pourtant définitivement enterré.

Ségolène Royal en plein délire pense pouvoir fédérer la « gauche »

À l’image de son parti, le PS, Ségolène Royal s’avère elle aussi complètement déconnectée de la réalité. Ce mercredi encore, elle affirmait ne pas exclure une nouvelle candidature à la présidentielle (après sa défaite face à Sarkozy en 2007). Pire, l’ancienne compagne de François Hollande se pense capable de fédérer la « gauche ». Ironique lorsque l’on sait que son parti prône depuis des années une politique extrêmement proche de ses soi-disant opposants Républicains. Forte de son ancien poste de ministre de l’écologie, elle pense par ailleurs incarner des valeurs environnementales ; lorsqu’elle était aux affaires, elle n’a cependant rien fait de consistant sur ce sujet majeur. Le plus triste (ou le plus drôle) demeure sans doute le fait qu’une candidate du PS pense encore pouvoir rassembler quelconque autre parti derrière elle…

Manuel Valls, champion toutes catégories

Si l’on devait créer une compétition du politicien le plus acharné à s’accrocher, Manuel Valls serait sans doute indétrônable. Battu par Benoît Hamon (qu’il a ensuite trahi pour Macron) lors de la primaire du PS en 2017, l’ex premier ministre de François Hollande fait depuis tout pour rester en politique. Malgré une fraude avérée, il a réussi à emporter de justesse un nouveau mandat de député en 2017. Pas assez ambitieux pour lui puisqu’il se lance quelques mois plus tard dans une candidature à la mairie de Barcelone. Une nouvelle fois humilié, il doit depuis se contenter d’une place de conseiller municipal. Prêt à toutes les bassesses, il a multiplié les appels du pied envers Emmanuel Macron pour retrouver des responsabilités en France. On se souvient pourtant que lorsqu’ils étaient tous deux ministres de François Hollande, le catalan n’hésitait pas à tirer à boulets rouges sur l’ex banquier de Rothschild. De quoi remettre Jacques Dutronc à la mode…

 

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Alexandre Benalla touche au ridicule

Dans la série, triste personnage, l’ancien proche d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, avait fait scandale lors d’une intervention musclée durant une manifestation. Banni du cercle macroniste, il semble pourtant lui aussi vouloir s’accrocher à ce milieu. Proche du non moins grotesque député Joachim Son-Forget, il souhaiterait l’épauler dans une candidature à la présidentielle de 2022.

Les Français ne sont pas dupes

Malgré toutes ces tentatives, les enquêtes d’opinion semblent néanmoins démontrer que les Français n’ont pas oublié les agissements de ces personnalités. Ainsi, même si certains conservent un groupe de fidèles, l’éventualité de leur retour reste largement rejetée. 83% des sondés ne sont par exemple pas favorables à une candidature de François Hollande en 2022. Même son de cloche pour Nicolas Sarkozy, dont 76% des interrogés refusent le retour. Quant à Manuel Valls, il a régulièrement été désigné comme l’un des politiciens les plus détestés du pays. Nul doute qu’Emmanuel Macron rejoindra sans doute un jour ce triste clan…

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Chantal Lamiral
2 mois il y a

Pire que des moules accrochées à leurs pieus, de toutes façons quand ils ne font plus de politique, on les retrouve président d’une commission, déjà existante mais parfois aussi créée sur mesure et sans aucune utilité, juste pour leur donner un job et surtout de l’importance et du pouvoir, ou souvent aussi à la tête d’une grosse entreprise, ils ont toujours un avenir assorti d’un très bon salaire, jamais ne s’approchera d’eux le spectre de Pôle emploi, ou d’un salaire médian avec lequel il faut tout assumer, quant à se sentir concerné par le seuil de pauvreté…..

dominique maillery
2 mois il y a

ils sont minables…. mais ils se gavent sur notre dos…. et on obéit, alors même qu’on connait leur minabilité. moralité : ce sont qui, les cons ?