Hugo Chavez, l’homme du peuple qui résista à l’impérialisme américain


C'était quand même autre chose que Macron...


Disparu en 2013, l’ex président du Venezuela Hugo Chavez aurait eu aujourd’hui 66 ans. Il reste encore à l’heure actuelle une icône de la résistance à l’impérialisme.

 Ces vingt dernières années, le Venezuela est devenu l’un des sujets les plus brûlants du champ médiatico-politique. Entre diffamations abjectes, tentatives de coup d’états et multiples sanctions économiques, ce pays d’Amérique latine cristallise de puissantes tensions. Et pour cause, depuis l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir en 1999, cette nation est devenue un emblème de la lutte contre l’impérialisme et le néolibéralisme américain.

Avant Chavez, un pays dévasté par le néolibéralisme

On parle beaucoup de la situation actuelle du Venezuela qui serait supposément cataclysmique. Si l’on excepte l’immense responsabilité des sanctions économiques américaines dans une situation, certes difficile, mais loin des clichés relayés par la presse, on oublie aussi souvent qu’avant l’arrivée des Chavistes, les circonstances dans le pays étaient bien pires.

Baisse drastique de la pauvreté

Ainsi, en 1999, après des décennies de néolibéralisme, Hugo Chavez hérite d’un pays où le taux de pauvreté frôle les 50%. Parmi eux, 25% sont même en situation d’extrême pauvreté. En une dizaine d’année, malgré les pressions économiques subies par son pays, l’ancien militaire fait chuter le taux de pauvreté à 27% et le taux d’extrême pauvreté à 10%.

Une véritable politique sociale

Essentiellement grâce à la nationalisation des ressources pétrolières, dont le pays est le premier réservoir mondial, le Venezuela de Chavez va pouvoir mener une véritable politique socialiste. Précisons ici qu’il ne s’agit pas d’un socialisme de façade comme nous l’avons connu en France avec François Hollande. Ainsi en 1999, le Venezuela compte pas moins d’un million et demi d’analphabètes. Six ans plus tard, l’UNESCO consacrera le pays comme « territoire libre d’analphabétisme ».  Entre 1998 et 2018, le Venezuela est également passé de 10 médecins pour 10.000 habitants à 58. Rappelons que la France n’en a que 31… La bonne gestion de la crise du covid-19 dans ce pays tend d’ailleurs à prouver l’efficacité de son système sanitaire.

La révolution bolivarienne

Cette révolution bolivarienne, nommée ainsi en l’honneur du personnage historique Simón Bolívar, aura véritablement transformé le pays. Elle a notamment permis à plus de deux millions de personnes de devenir propriétaires de leur logement, ce qui auparavant restait un luxe réservé à l’élite. Plus de deux millions d’étudiants garnissent aujourd’hui les universités quand ils n’étaient que 700.000 avant Chavez. Enfin, l’investissement social est passé de 11% du PIB en 1998 à 19% à la mort de Chavez en 2013. À sa mort, Jean-Luc Mélenchon déclarait d’ailleurs « Chavez c’est l’idéal inépuisable de l’espérance humaniste, de la révolution ».

« La révolution bolivarienne n’est pas une cathédrale idéologique avec des textes sacrés. C’est une révolution qui se bâtit au jour le jour, sans grande théorie mais qui tient compte de tous les échecs des révolutions précédentes, du contexte et de l’époque. Elle a fait des erreurs et peut encore en faire. » explique de son côté Maurice Lemoine, l’un des rares journalistes français pertinent sur le sujet du Venezuela.

LIRE AUSSI > Quand les USA n’essaient même plus de cacher leur impérialisme en Amérique Latine

La menace permanente américaine

Au-delà de sa dévotion pour son peuple, Hugo Chavez était surtout un formidable résistant contre l’impérialisme américain. Cette véritable « guerre froide » entre les deux pays a commencé dès la nationalisation des ressources pétrolières. En effet, auparavant, les investisseurs privés américains s’accaparaient une immense partie de cet or noir. Depuis, le pays subit une pression économique constante. Les tentatives de coups d’état se multiplient même un peu plus chaque année. La pression s’est d’ailleurs particulièrement intensifiée depuis la mort d’Hugo Chavez et l’arrivée de son successeur idéologique Nicolas Maduro. Même s’il ne s’agit pas de dépeindre le Venezuela comme un paradis sur Terre, on ne peut néanmoins que saluer l’abnégation d’un peuple en lutte permanente et d’un président qui oeuvra pour lui jusqu’à sa mort.

Pour aller plus loin sur le sujet, n’oubliez pas de vous procurer la biographie d’Hugo Chavez rédigée par Vincent Lapierre et publiée aux éditions Jeanne !

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théron simone-laure
2 mois il y a

Petit à petit tous les pays qui possèdent des richesses souterraines sortent de la pauvreté. Bravo Hugo Chavez! Et l’instruction est un instrument redoutable également pour sortir de la pauvreté. Instruisez vous coûte que coûte et la vie vous paraîtra moins dure et vous aiderez votre pays à vivre correctement.