La liberté d'informer encore une fois bafouée par des milices violentes autoproclamées "antifas"

Le samedi 5 octobre, le journaliste indépendant Léopold Jimmy a été violemment chassé par un groupe d’antifas présents lors de l’occupation du centre commercial Italie 2 réalisée à l’initiative du mouvement Extinction Rebellion.

Ce centre commercial situé dans le sud de Paris (XIIIème arrondissement) a fait l’objet d’une action de la part du groupe Extinction Rebellion, auquel s’est joint une dizaine de Gilets Jaunes (dont Jérôme Rodrigues) ainsi que le Collectif Justice pour Adama et plusieurs groupes tels que Youth for Climate France, les mouvements queer, Cerveaux non disponibles, Désobéissance écolo Paris, Radiaction et la revue Terrestres écologistes.

Extinction Rebellion est un mouvement créé en 2015 au Royaume-Uni et dont le but est de marquer les esprits concernant la question climatique via des actions de désobéissance civile. Bien que ce mouvement “décentralisé” se proclame “non-violent” dès la première page de leur site et en lettres capitales, et que leur huitième principe soit “Nous ne tenons pas de discours moralisateur ni culpabilisant : nous vivons dans un système toxique, mais nul ne doit être accusé en tant qu’individu”, il fait preuve d’une certaine mansuétude – voire connivence – à l’égard des groupes violents autoproclamés “antifas”, comme le démontre la façon dont ils ont traité le journaliste indépendant Léopold Jimmy, venu – seul – afin d’informer sur cet événement pour son agence de presse LDC News. Chassé une première fois à 15h par un groupe d’antifas, il est ensuite lâchement attaqué le soir par plusieurs individus au cri de “Paris antifas”. Il est enfin exfiltré par un médiateur d’Extinction Rebellion, reconnaissable à son gilet orange qui – comble de la mauvaise foi – plutôt que de recadrer les individus violents en leur imposant de respecter les règles élémentaires de la démocratie et de laisser Léopold travailler quelles que soient ses idées politiques, va essayer de convaincre le journaliste que c’est lui le perturbateur, le provocateur de cette violence et qu’il doit quitter les lieux.

Léopold Jimmy témoigne :

“Au vue de leur attitude violente, ce médiateur d’Extinction Rebellion m’avait promis de les exclure la première fois que je suis venu à 15h. À mon retour le soir, je ne faisais que filmer les tags sur les murs quand ils me sont tombés dessus à vingt environ. Que des jeunes ados, âgés de vingt ans maximum. Certains avaient le visage masqué. Ils m’ont frappé à la tête, à la mâchoire, aux jambes. Heureusement, des Gilets Jaunes se sont interposés, mais les antifas voulaient me lyncher. Des témoins m’ont dit ensuite que certains d’entre eux avaient des gants coqués et des poings américains. Ils ont quand même réussi à casser ma caméra et ont menacé de me voler mon matériel (…). Le médiateur m’a menti : il ne les a pas exclu de son groupe. Son mouvement n’est donc pas non-violent comme il le prétend. Je le lui ai dit.”

Radio Tongossa, présent sur place, a capté une partie de l’action (vidéo ci-dessous). Nous voyons bien le dialogue de sourd s’instaurer entre le “médiateur” d’Extinction Rebellion – qui prend parti, de fait, pour les antifas et leurs méthodes liberticides en ne les calmant pas – et le journaliste d’origine asiatique, conduit vers la sortie du centre commercial. Une question s’impose : jusqu’à quand les Français en révolte vont-ils laisser les “antifas” faire les commissaires politiques dans les mouvements de contestation et couper le peuple français en deux ? En créant un cordon sanitaire entre “gauche” (les gentils) et “droite” (les méchants), les “antifas” participent activement à la stratégie du pouvoir du “diviser pour régner”. Et Extinction Rebellion ainsi que la plupart des mouvements écologistes, alors que les enjeux qu’ils défendent sont censés être “planétaires” et donc concerner tout le monde sans exclusive, jouent également le jeu de cette division stérilisante : “Dehors les “fachos”, la question de l’extinction de l’espèce ne vous concerne pas”. C’est ce que nous avons nous-même vécu lors de la grève pour le climat et à Rouen pour l’incendie de Lubrizol.

S’il fallait une preuve que le réchauffement climatique, bien loin d’être compris comme étant une cause universelle, se transforme en religion avec ses apôtres, son dogme et ses infidèles, en voilà une.

Samedi 5 octobre 2019

Extinction rebellions au centre commercial place d'Italie à Paris. Pendant la manifestation au 5 octobre 2019. Un reporter de l'agence LDC News a été evacué avec la force à l' exterieur sans aucun explication Image: Eric journaliste pour Radio Tongossa

Publiée par Radio Tongossa Info sur Dimanche 6 octobre 2019

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Georges Dubuis
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Paris le zoo gôchiste & humaniste, un HP à ciel ouvert./

Pierrot
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Pierrot

Ce groupe est financé par cette ordure de Soros si ça peut vous éclairer.

Georges Dubuis
Invité

Qui d’autres, c’est une évidence l’ami Pierrot

hermann
Invité
hermann
jnewsj
Invité
jnewsj

ok

hkcu
Invité
hkcu

En France, pour certains, il y a le bon fascisme et le mauvais fascisme.

Bakloe
Invité
Bakloe

Les antifa, la milice au service du grand capital.

SUZI ONE
Invité
SUZI ONE

extinction rebellion ressemble à une secte et les antifas défendent quoi au juste ?

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