JEUNESSE. Pour la première édition du Service national universel, qui démarre ce dimanche à échelle réduite, 2.000 volontaires de 15 ou 16 ans ont été sélectionnés.

C’est parti pour le Service national universel. A compter de ce dimanche et pour une dizaine de jours, 2.000 jeunes vont expérimenter la concrétisation d’une des promesses de campagne d’ Emmanuel Macron. Qui pourra y participer, quel sera le programme, les objectifs, le coût ? Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce projet.

Qui participe ?

Pour cette première édition, à échelle réduite, 2.000 volontaires de 15 ou 16 ans (lycéens, décrocheurs scolaires, apprentis, élèves en CAP) ont été sélectionnés – sur « quasiment 5.000 candidats » selon le gouvernement –, dont 50 en situation de handicap. Aucun des volontaires n’effectue ce séjour SNU dans son département et les frais de déplacement des volontaires sont pris en charge par l’Etat.

Le dispositif est appelé à se généraliser au fil des ans à l’ensemble d’une classe d’âge, soit 800.000 adolescents. L’an prochain, il sera étendu à 40.000 jeunes. « Le président de la République a demandé qu’on aille plus vite que ce qui était prévu. Je suis en train de bâtir des scénarios qui nous permettront de le généraliser peut-être plusieurs années avant la date de 2026 initialement annoncée », a expliqué ce dimanche Gabriel Attal, le secrétaire d’État en charge du projet, dans Le Parisien, assurant qu’« on ne pourra pas être réformé du SNU ».

Comment ça se déroule ?

Les 2.000 premiers volontaires ont été répartis sur 13 départements – un par région métropolitaine — auxquels s’ajoute la Guyane, et seront hébergés dans des « centres SNU » (internats, centres de vacances, Crous, etc.).

Ils sont encadrés par 450 adultes : « Ils vont être accueillis par des militaires, des animateurs, des éducateurs, qui leur remettront leur paquetage, puis les répartiront dans des maisonnées de dix jeunes. Après le dîner, ils commenceront à se répartir les responsabilités au sein du centre » a expliqué Gabriel Attal, décrivant une organisation militaire : « il y aura des tuteurs de maisonnée, un pour dix jeunes. Au niveau de la compagnie, c’est-à-dire cinq maisonnées, cinq cadres de compagnie. Les centres, eux, sont gérés par un chef de brigade et trois adjoints ».

Après cette première phase en hébergement collectif, ils devront réaliser une mission d’intérêt général cet été ou durant l’année scolaire 2019-2020 : deux semaines, d’affilée ou pas, au sein d’une association, maison de retraite, services de pompiers…

Quel est le programme ?

Au programme de ces 12 jours : activité physique en pleine nature, visites de sites, témoignages d’autres engagés, sensibilisation aux valeurs de liberté, égalité et fraternité, connaissance des principaux services publics, module d’initiation au Code de la route. Avec pour fils rouges l’engagement et le développement durable, selon le ministère de l’Education.

Les jeunes suivront également deux modules obligatoires, d’une journée chacun : « sécurité » et « défense et mémoire ». Et assisteront à quatre rendez-vous dans chaque centre SNU : le match de la Coupe du monde féminine de foot France-Nigéria le 17 juin, la commémoration de l’Appel du 18 juin, la fête de la musique le 21 et la cérémonie de clôture le 28.

Uniforme (bleu marine, deux cocardes), lever à 7 heures et cérémonie de lever des couleurs avec chant de la Marseillaise à 8 heures… Le SNU adopte un vocabulaire propre à l’armée. Mais pas seulement : « Dans chacun des départements, il y aura une expérience qu’on peut rapprocher de la préparation militaire, mais sans maniement des armes. Dans les Ardennes, par exemple, les appelés feront un parcours du combattant sur la base militaire. En Guyane, les jeunes partiront en Raid commando dans la jungle pendant deux jours, avec un bivouac », a expliqué Gabriel Attal.

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