Le mépris n'a plus de limite


Interpellé au salon de l’agriculture, Emmanuel Macron a de nouveau lâché plusieurs attaques contre les manifestants. Eric Drouet a ,lui, été placé en garde à vue.

Depuis le début de son mandat, Emmanuel Macron a toujours connu des déplacements difficiles, particulièrement depuis l’avènement des Gilets Jaunes. En effet, le président est devenu si impopulaire, que sa propre sécurité semble l’inquiéter lorsqu’il se montre en public. Un groupe de manifestants l’avait encore pris à parti en janvier dernier, alors qu’il assistait à une pièce de théâtre. On se doute qu’aujourd’hui, le chef de l’État doit amèrement regretter d’avoir provoqué les Français en les invitant à « venir le chercher »…

Pour autant, même si le fondateur d’En Marche limite au maximum ses apparitions en public, certains évènements restent incontournables. C’est le cas par exemple du salon de l’agriculture où Emmanuel Macron s’est rendu ce samedi. Mais l’opération communication en vue des municipales n’a pas tourné comme prévue.

1000€ par mois pour les retraités agriculteurs ? « Trop cher » pour Macron

Dès son arrivée, Emmanuel Macron a été interpellé par les agriculteurs. L’un d’entre eux lui a lancé : « Nous attendons de vivre du prix de nos produits. On ne cesse d’être stigmatisés ». Interrogé sur les retraites très faibles des agriculteurs, le président a affirmé qu’il était « impossible » de revaloriser les pensions de retraite à au moins 85% du SMIC. Une mesure « trop chère » selon lui. Pour le chef de l’État, il semble donc que 1000€ par mois soit encore une trop grosse somme…

Peu après, une banderole contre le CETA a été déployée sous les yeux de tous. Cet accord de libre échange entre la France et le Canada pénalise non seulement les agriculteurs français, mais il est aussi une catastrophe écologique.

Mais le pire restait à venir. En effet, les Gilets Jaunes s’étaient aussi déplacés pour montrer leur mécontentement à Emmanuel Macron. Parmi eux, se trouvait l’une  des figures emblématiques du mouvement, Eric Drouet. Sa présence n’a, semble-t-il, pas fait que des heureux. En effet, les forces de l’ordre ont très vite arrêté l’activiste et l’ont placé en garde à vue pour rébellion. Pourtant sur les images diffusées sur les réseaux sociaux, le militant ne démontre aucune agressivité ; il n’a d’ailleurs même pas eu le temps d’essayer d’interpeller Emmanuel Macron.

« Je ne crois pas qu’il y ait tant de monde que ça dans la rue. »

Cette arrestation ne paraissait toutefois pas suffisante. Le président français n’a, en effet, rien trouvé de mieux à faire que rajouter de l’huile sur le feu. Devant une femme Gilet Jaune qui réussi à l’approcher, il a une nouvelle fois manqué de respect aux manifestants. Affirmant avoir participé aux 67 samedis de mobilisations, elle a reproché au président de « ne pas recevoir les Gilets Jaunes ».  Ce à quoi Emmanuel Macron a répondu : « Vous me structurez un groupe et je vous reçois sans problème, moi je suis pour le dialogue. On se prend une heure et on discute ». Plein de condescendance, celui-ci pense donc pouvoir résoudre un conflit de plus d’un an en à peine une heure… Il faut dire que le président « ne crois pas qu’il y ait tant de monde que ça dans la rue ».

 

« Il faut arrêter de sortir manifester »

Pour Emmanuel Macron, « il faut que tout le monde retrouve la raison ». Comprenez par là qu’il est nécessaire « d’arrêter de sortir manifester comme ça ». Selon lui, la situation a dégénéré « parce qu’il y a des gens qui sont devenus extraordinairement agressifs ». Ce à quoi, la manifestante lui a rétorqué que les gens agressifs se trouvaient parmi les forces de l’ordre. Aussitôt le président a contesté les faits : « Mais non, personne ne s’engage dans les forces de l’ordre pour être agressif ».

« Vous êtes en colère sur des choses qui ne sont pas vraies. »

L’ancien conseiller de François Hollande a par la suite poussé le bouchon encore plus loin, affirmant, que « Parfois aussi, vous êtes en colère sur des choses qui ne sont pas vraies ». Une fois de plus, mépris et condescendance étaient donc au rendez-vous.

« Je n’ai jamais été favorable au référendum d’initiative populaire »

Pour clôturer son intervention en beauté, Emmanuel Macron a piétiné la démocratie en ajoutant qu’il n’avait « jamais été favorable au référendum d’initiative populaire ». Pas question non plus pour lui d’organiser un référendum sur la réforme des retraites. En revanche, il s’est dit prêt à faire « un grand débat »… Peut-être a-t-il oublié nous avoir déjà fait le coup du grand débat ? Décidément, lorsqu’il s’agit de prendre les gens pour des imbéciles, le chef de l’État est vraiment le « champion de la terre », en revanche lorsqu’il faut mener à bien de véritables actions sociales, il n’y a plus grand monde…

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Marc Mabilo
5 mois il y a

LE PRÉSIDENT BIPOLAIRE MERCENAIRE…
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Chez lui, dans sa FRANCE “éternelle”
Emmanuel suscite des querelles
Et pas seulement de clocher
Mais de tous les amochés

De sa générale politique
Contre lui et sa République
En Marche à coups de bâton
Dans la jungle de sa législation

Que ses moutons pondent en vain
Sur des sujets brûlant des lendemains
Qui déchantent des bosseurs du présent

Au dehors, notamment sur l’africain continent
Le chef gaulois joue éhonté au donner de leçons
De bonne gouvernance sans renoncer à la prédation

M.M. & Horus Ti Malkandal
Le 22 / 02 / 2020