Présidentielle 2022 : la Macronie souhaite installer des « machines à voter », l’opposition craint des fraudes


En catimini, pour changer

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Le gouvernement a déposé ce mardi un amendement au Sénat concernant le « vote par anticipation » sur « une machine à voter ».

L’amendement, a été déposé ce 16 février dans le cadre des discussions concernant le projet de loi relatif à l’élection du président de la République. Le texte vise à introduire un vote par anticipation sur les machines à voter. D’après le document, ce système rentrerait en vigueur au plus tard au 1er janvier 2022.

Le vote par anticipation pour baisser le taux d’abstention

Selon l’amendement, l’exécutif souhaite que le vote se fasse « sur une machine à voter, dont les suffrages [seraient] dépouillés en même temps que les autres bureaux de vote de la commune, afin d’éviter les risques de fraude ou d’influence sur le vote des autres électeurs ». Le but de ce dispositif serait de « faire baisser l’abstention » assure Christophe Castaner. Un projet que L’Association des maires de France regrette, puisqu’il a été proposé à la dernière minute et sans concertation préalable. Lors des élections de 2017, Emmanuel Macron assurait vouloir généraliser le vote électronique pour les présidentielles de 2022.

Un principe vivement critiqué

L’opposition n’a pas attendu longtemps avant de protester contre cet amendement. Sur les réseaux sociaux, plusieurs députés et présidents de parti ont exprimé leurs inquiétudes. Craignant pour la démocratie, certains dénoncent une magouille politique.

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Un système qui a ses failles

Plusieurs membres de l’opposition reprochent à l’exécutif le manque de transparence et de débat sur ce sujet. Et pour cause, certaines failles ont déjà été mises en lumière par le passé. En 2014, deux sénateurs ont réalisé un rapport sur ces machines. D’après les informations retranscrites dans celui-ci, les machines à voter « ne peuvent garantir ni la conformité du choix de l’électeur, ni l’absence de dysfonctionnement dans l’enregistrement des suffrages ». En 2018, Christophe Castaner lui-même indiquait qu’un risque existait en raison de « l’obsolescence technique des dispositifs », et de la possibilité de fraude liée aux logiciels de paramétrage des machines.

Pour le moment, les sénateurs ont largement rejeté ce projet en commission. Ce qui n’empêchera pas forcément la Macronie de l’imposer par la suite… Affaire à suivre.

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Rob
2 mois il y a

Ce système est le plus apte à la fraude. Il y a moulte reportages sur les fraudes au vote électronique avec desvtemoignages des techniciens intervenant sur ces machines. La société spécialiste de ce genre de fraude est “Smartmatic” à travers sa filiale “Dominion” qui en colaboratoo
Avec une société espagnole ( basée en Catalogne) “Scytl” on monté la fraude electorale des élections aux USA pour faire passer Joe Biden. On peut être contre Trump mais ce qui est clair est qu’il y a eu fraude. C’est un procédé habituel aux USA. Est-ce vraiment ce que nous voulons en France?

Bakloe
2 mois il y a

Le Sénat l’a rétorqué.

Bakloe
2 mois il y a
Reply to  Bakloe

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