Vous espionner sur facebook ou leboncoin pour traquer la fraude fiscale, la nouvelle trouvaille de la Macronie


Pendant que Macron poursuit sa chasse aux pauvres, les grandes fortunes dorment sur leurs deux oreilles


Afin de traquer la fraude fiscale, le gouvernement vient de permettre au fisc de collecter les informations en libre accès sur des sites comme Facebook, Twitter, Instagram, Airbnb, BlaBlaCar ou LeBoncoin. Une expérimentation qui durera trois ans.

Personne n’avait oublié la fameuse déclaration de Gérald Darmanin en 2018 : « Si vous vous faites prendre en photo (…) de nombreuses fois avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens de le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas ». Il semble que cette réflexion a bien mûri dans l’esprit de la macronie, puisqu’elle vient de prendre forme dans un décret censé lutter contre la fraude fiscale.

Une expérimentation censée aider à traquer les fraudeurs

Durant trois ans, l’administration fiscale sera donc autorisée à espionner vos activités sur les réseaux sociaux, mais aussi sur les sites de vente de particulier à particulier. Pour ce faire, elle disposera d’un algorithme capable de cibler des mots-clefs ou bien des dates et des lieux. Attention à ne pas trop vous vautrer dans le luxe sur facebook, vous pourriez devenir suspect ! Dans sa grande mansuétude, le gouvernement n’ira en revanche pas fouiller dans les informations qui ne sont pas configurées pour être en libre accès…

La fraude est réelle, mais le gouvernement s’en moque

Lorsque l’on sait que la fraude fiscale fait perdre à la France entre 80 et 100 milliards d’euros tous les ans, on pourrait presque croire à l’utilité d’une telle mesure. Seulement, une fois de plus, le gouvernement tape sur les classes moyennes plutôt que là où se cache vraiment le mal. En effet, l’immense majorité du gâteau volé à l’état ne provient pas de petits particuliers qui vendent leurs vieilleries sur leboncoin.

La Macronie hors-sol

Comme souvent, la Macronie paraît déconnectée de la réalité, ou peut-être fait elle plus probablement semblant de l’être. Car la fraude fiscale majeure se situe sur une autre planète. On se souvient d’ailleurs de Sarkozy en 2016 qui n’avait jamais entendu parler de Leboncoin. Bien trop occupé à gérer l’argent de Kadhafi sans doute…  Quoi qu’il en soit, s’il faut débusquer les fraudeurs fiscaux, il faudrait sans doute plutôt miser sur ce genre de classe sociale là, que sur celles qui postent les photos de son dernier week-end à Tourcoing sur Facebook…

Les vrais fraudeurs sont les riches, pas les classes moyennes

En effet, lorsque l’on examine de plus près le sujet, on s’aperçoit que les principales fraudeuses sont les entreprises. 80% des dossiers fiscaux transmis à la justice proviennent d’ailleurs des sociétés. Si l’on veut s’attaquer réellement à la fraude fiscale, il faudrait sans doute d’abord s’en prendre aux plus riches. Dans le milieu des grandes fortunes, les placements fiscaux à l’étranger sont d’ailleurs légions, comme l’a encore révélé récemment l’affaire openlux. Face aux fortunes planquées par nos milliardaires, que représente un petit travail de jardinage payé au noir à un étudiant ?

Le bal des hypocrites

En matière de politique contre la fraude fiscale, il faut bien reconnaître que nos gouvernements néolibéraux successifs se sont montrés plus que complaisants. Et dans cette affaire l’Union Européenne a également ses responsabilités. On se souvient par exemple de sa liste grotesque des paradis fiscaux dans le monde qui oubliait volontairement une bonne partie d’entre eux, comme la Suisse ou les Îles Caïmans. Pire, les paradis fiscaux sont mêmes présents au sein de l’union européenne qui prétend pourtant hypocritement lutter contre la fraude. On sait, par exemple, que le Luxembourg est un refuge des riches fortunes qui y cacheraient pas moins de 6.500 milliards d’euros. L’Irlande est aussi un cas emblématique : elle permet notamment aux GAFAM d’échapper à certains impôts nationaux.

2000 contrôleurs fiscaux en moins chaque année

Enfin, au-delà de ce laisser-faire, on peut aussi pointer du doigt le démembrement délibéré de l’administration fiscale : tous les ans les effectifs se réduisent. Ainsi, l’État supprimerait pas moins de 2000 contrôleurs fiscaux chaque année. Si l’on prétend lutter contre la fraude fiscale, ne faudrait-il pas au contraire augmenter les effectifs ?

LIRE AUSSI > FACE À LA CRISE, LA MACRONIE REFUSE TOUJOURS DE TAXER LES PLUS RICHES

Et la justice fiscale ?

Cette affaire pose également la question de la justice fiscale. En effet, en France, ce sont les classes moyennes qui rapportent le plus à l’État. Pendant ce temps, les grandes fortunes sont relativement épargnées par l’impôt en comparaison de l’immensité de leurs richesses. On peut aussi penser à d’autres impôts injustes, comme la TVA, qui reposent de la même manière sur tous les ménages. De facto, justice sociale rime définitivement avec justice fiscale, mais pas en Macronie…

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Lutz
9 mois il y a

Pas sérieux les fautes d’orthographe

Patrick 56
9 mois il y a

Macron n’est qu’une merde à l’image de lui même.
Il n’y a plus rien à en attendre !

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