Macron tout fier de lui : « Cette crise révèle que nous aurions dû faire 15 ans plus tôt ce que nous avons fait »


Sinon, il peut aussi directement nous cracher dessus, ça sera plus simple


Face à la presse, Emmanuel Macron s’est félicité de sa politique, notamment de défiscalisation des riches, et a pointé du doigt « l’absurdité économique du modèle français ». 

Depuis le début de son mandat, Emmanuel Macron n’a jamais raté une occasion de mépriser les Français ni d’insulter leur intelligence. Mais les déclarations fracassantes qu’il a de nouveau proférées ce vendredi face à la presse régionale ont de quoi laisser pantois. Celui-ci a en effet non seulement refusé de reconnaître l’échec criant de son dogme ultra-libéral, mais il a en plus osé clamer que son modèle aurait dû être appliqué dix ou quinze ans avant.

Petite leçon d’Histoire pour un président en pleine crise de mythomanie

Par son discours, Emmanuel Macron essaie de nous expliquer que l’ultra-libéralisme serait une nouveauté, un modèle inévitable que la France aurait dû appliquer depuis bien longtemps. Il serait temps de rappeler à cet affabulateur professionnel que ce culte politico-économique déferle pourtant sur le monde depuis le début des années 80, notamment avec l’avènement de Ronald Reagan (USA) et de Margaret Thatcher (Royaume-Uni). Et contrairement à ce que le chef de l’État affirme, la France a bien suivi le mouvement après l’espoir (déçu) suscité par l’élection de François Mitterrand.

La France à la baguette néolibérale depuis des décennies

Prenons par exemple la vague de privatisations subie par le pays depuis la fin des années 80. Citons notamment TF1, Air France, Suez, Renault, la Poste, Total, France Télécom, nos autoroutes, et dernièrement la SNCF. Et en matière d’ultra-libéralisme, la France en a vu de toutes les couleurs : les diverses réformes de nos retraites, la casse du code du travail, les réformes de l’assurance maladie, la libre circulation des capitaux, la baisses des impôts sur les plus riches, ou encore les multiples accords de libre-échange.

Englué dans sa doctrine jusqu’à la cécité

Serait-ce alors trop demander à ce chef d’État, qui traitait d’illettrées des employés de la société Gad , d’ouvrir un livre d’Histoire pour se renseigner quelques minutes sur la situation du pays qu’il est censé diriger ? De fait, en ce monde il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Et dans ce contexte notre Jupiter national s’est collé une belle paire de lunettes opaques sur le nez, englué dans sa doctrine jusqu’à la cécité.

La théorie du ruissellement encore et encore

Il s’en défend, mais le fondateur d’En Marche nous aura resservi un bon paquet de fois la fameuse théorie du ruissellement selon laquelle l’argent des plus riches finirait par bénéficier aux plus pauvres. Ingurgitée, régurgitée, encore et encore jusqu’à l’écœurement. Sans aucune honte, le chantre de l’ultra-libéralisme français s’est félicité de son cadeau aux grandes fortunes : « heureusement qu’on a supprimé cette aberration de taxer la réussite ».

Engraisser les riches, une philosophie

Selon le chef de l’État, taxer les plus riches les ferait fuir  à l’étranger et empêcherait l’investissement. Et au lieu de lutter contre le chantage des grands fortunes, en instaurant par exemple un impôt universel comme l’ont fait les États-Unis, Macron préfère se coucher, et leur dérouler le tapis rouge. Et ce même si la suppression de l’ISF n’a donné absolument aucun résultat, si ce n’est celui d’engraisser un peu plus chaque jour les plus fortunés.

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Il voulait être le roi, il n’est qu’un laquais

Macron aurait sans doute voulu être roi et rêvait de combler le prétendu vide laissé par la monarchie, mais il n’est au final que le laquais des grandes fortunes, l’esclave des technocrates européens et le gentil toutou des Etats-Unis dont il suit le carnet de route comme un petit garçon en mal de reconnaissance. Et pourtant, même au pays du néolibéralisme, Joe Biden semble, lui aussi, remettre en cause cette doctrine.

« On aurait dû faire 10 ou 15 ans plus tôt ce que nous avons fait »

Se prenant pour Kennedy mais n’étant qu’un Giscard du pauvre, Emmanuel Macron ne fait donc que suivre une marche initiée il y a plus de 40 ans et qui a démontré toute son inefficacité et sa nocivité. Sans vergogne, il s’est ainsi lancé dans une nouvelle tirade ahurissante : « Et cette crise elle révèle quoi ? Qu’on aurait simplement dû faire 10 ou 15 ans plus tôt ce que nous avons fait ». Des mots qui résonnent clairement comme un crachat au visage des tous les Français qui souffrent des politiques ultra-libérales mises en place depuis des années.

« L’absurde modèle français »

Les yeux pétillants de fierté, le chef de l’État a poursuivi ses divagations en assurant que la France avait « vécu à plein l’absurdité d’un modèle économique qui n’existait plus, le modèle français ». Par là, il attaque très certainement notre modèle social hérité du conseil national de la résistance. Il ne fait d’ailleurs aucun doute que l’opposition des citoyens manifestants depuis des décennies a permis d’endiguer un phénomène déjà bien engagé. Et l’acharnement physique que ce gouvernement a déployé contre les Gilets Jaunes n’a fait que démontrer la peur et et l’incompréhension du peuple de la part du natif d’Amiens.

Macron et ses idoles périmées

Celui qui se voulait Jupitérien ne fait au final que confirmer chaque jour un peu plus sa médiocrité et son incapacité à comprendre l’échec du modèle prôné par son clan idéologique. Par ses propos il se réfère clairement à la célèbre phrase de Margaret Thatcher : « Il n’y a pas d’alternative [économique] ».  Il a ainsi ressassé sa vieille recette magique qui a échoué partout dans le monde : « baisser le coût du capital ». Laissons les ultra riches se goinfrer le plus possible, peut-être consentiront ils alors à nous octroyer quelques miettes.

La théorie du ruissellement en une image

Un système à bout de souffle

Or, à l’inverse absolu de ce que raconte l’ancien banquier de Rothschild, cette crise ne révèle pas un manque d’ultra-libéralisme, elle en révèle au contraire son échec absolu, sa faillite totale. La pandémie elle-même a été déclenchée par ce système inhumain qui détruit tout sur son passage et qui traite la nature et les Hommes comme des marchandises. Elle a ensuite été propagée par les mêmes aspirations commerciales et une mondialisation hors de contrôle. Elle n’aura été, par ailleurs, qu’un simple catalyseur d’un problème systémique beaucoup plus grave et qui pend au nez de l’humanité depuis des décennies. Au bout du compte, cette crise n’est que l’incarnation d’un monde révolu, à bout de souffle et à l’agonie. Il serait plus que temps que notre monarque, Macron-le-bref, en prenne conscience.

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Jean
8 jours il y a

C’est plus des articles mais des agendas de frustrations chez media pour tous

Tuyodpoel
8 jours il y a

Tout va bien, Macron est en érection.

Pain
8 jours il y a

Très bon article félicitation au médias pour tous 👍

georges zeter
8 jours il y a

il fallait comprendre en 2016 que ce crétin était un vrai crétin…pourtant les Français ont mordu et payent aujourd’hui, et certainement encore plus demain.

Jacques Abel
7 jours il y a

L’idée n’est pas de critiquer l’article mais à un moment il faut sortir des poncifs lénifiants tels : « Et contrairement à ce que le chef de l’État affirme, la France a bien suivi le mouvement après l’espoir (déçu) suscité par l’élection de François Mitterrand. ». En réalité, il n’y a pas 66 000 voix d’écart entre le défaite de Giscard et la victoire de Mitterrand en 81, or les : « il faut se serrer la ceinture…, la France est en crise… » Raymond Barre depuis 1976 faisait vivre les Français au pain sec, aussi, il n’y avait que les naïfs pour croire que la… Lire la suite »

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