Iran : l’armée américaine est officiellement considérée comme « terroriste »


Dommage pour une armée qui prétend le combattre !


Ce mardi 7 janvier, le parlement iranien a adopté en urgence une loi qui définit comme « terroristes » toutes les forces armées américaines. Ce vote est une réponse à l’assassinat du général Qassem Soleimani, et plusieurs autres miliaires, le 3 janvier par une frappe américaine à Bagdad.

Cette loi, votée par les députés iraniens, amène à considérer officiellement comme « terroristes » toutes les forces américaines présentes sur un vaste territoire qui s‘étend de la Corne de l’Afrique, jusqu’à l’Asie centrale, en passant par le Moyen-Orient. Cette dénomination inclus le Pentagone ainsi que toutes les forces américaines et toute personne, physique ou morale, impliquée dans l’assassinat de Soleimani. Cet amendement a été voté le jour de l’enterrement du général iranien à Kerman, sa ville natale, au sud-est du pays. La portée de ce texte est avant tout symbolique.

Un grand classique

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement iranien propose cet amendement pour désigner l’armée américaine comme terroriste.  En avril 2019, l’Iran avait déclaré  le régime des Etats-Unis comme  « un État parrain du terrorisme ».  Cette déclaration était une réponse à Washington après que les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, soit apparus sur la liste américaine des « organisations terroristes étrangères ».

Soleimani était le chef de l’unité d’élite des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, la Force Qods. Il était l’architecte de la stratégie de l’Iran au Moyen-Orient. Il a été tué le 3 janvier devant l’aéroport de Bagdad par une frappe de drone décidée par Donald Trump. Cette action est à l’origine d’une grave crise diplomatico-militaire avec l’Iran et l’Irak. En réponse, Téhéran a demandé le retrait des troupes étrangères dans le pays. Bagdad, soutenu par le Hezbollah, a promis des représailles. Hassan Nasrallah, le chef de cette milice chiite, a assuré venger la mort du général Soleimani. Il a toutefois déclaré faire une distinction entre l’armée américaine et le peuple américain, et appelle à ne pas cibler ces derniers :

« Le juste châtiment [visera] la présence militaire américaine dans la région : les bases militaires américaines, les navires militaires, chaque officier et soldat dans la région […] Nous ne voulons pas dire le peuple américain. Il y a beaucoup de civils américains dans notre région : ingénieurs, hommes d’affaires, journalistes. Nous ne les toucherons pas. Toucher n’importe quel civil n’importe où dans le monde ne servirait que la politique de Trump. ».

Il ajoute : « Quand les cercueils des soldats et des officiers américains […] commenceront à revenir aux Etats-Unis, Trump et son administration comprendront qu’ils ont perdu la région. ».
Les tensions sont de plus en plus palpables au Moyen-Orient, c’est toute la communauté internationale qui retient son souffle.

BONUS : On se souvient des paroles historiques que le président Président Hugo Chavez prononça lorsqu’il chassa l’ambassadeur des États-Unis du Venezuela après que le gouvernement d’Obama ait ourdi un complot contre son allié Morales (complot qui depuis a abouti)… Elles sont toujours d’actualité !

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