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De 2017 à 2019, au Maroc, le nombre d’affaires concernant la traite d’êtres humains a augmenté de 783%.

À l’occasion de la journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) du Maroc, Amina Bouayach, a insisté sur la nécessité de « l’accélération de la mise en place d’une stratégie nationale de lutte contre ce crime grave ». En trois ans, le nombre d’affaires concernant la traite d’êtres humains a explosé, passant de 17 crimes en 2017 à 151 en 2019.

719 victimes en 3 ans

D’après le journal Aujourd’hui Le Maroc, 719 personnes ont été victimes de ce fléau. Lors de sa prise de parole, la présidente du CNDH a précisé que parmi elles, 283 personnes ont été exploitées sexuellement, 58 ont été abusées à cause de leur situation extrêmement précaire, et 35 ont été soumises au travail forcé. Selon la responsable du Conseil, « 585 personnes ont été poursuivies en justice dans des affaires de traite des êtres humains, dont 144 femmes et 84 étrangers ». « Les mandats de perquisition nationaux émis contre des suspects dans ces affaires se sont élevés à 137 », a-t-elle poursuivi. À la suite de ces enquêtes, 443 personnes ont été placées en détention provisoire.

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Reconnaissance et prévention

Afin de reconnaître officiellement le travail de tous les acteurs en première ligne pour lutter contre ce crime, Amina Bouayach a demandé à leur consacrer une tradition nationale en hommage.  Elle a également mis en avant l’importance de l’implication de tous dans les efforts de sensibilisation à la gravité de cette nouvelle forme d’esclavage. Le pays a également mis en place une Commission nationale de lutte et de prévention contre la traite des êtres humains. Cette dernière, reliée au Chef du gouvernement marocain, est constituée de représentants de 14 secteurs gouvernementaux, 6 institutions publiques (dont le CNDH) ainsi que plusieurs représentants de la société civile.

Il reste du pain sur la planche…

Le Maroc œuvre depuis plusieurs années pour le renfort de sa législation afin de faire face à ce type d’affaire. La loi n°14-27, entrée en vigueur le 25 août 2016 « définit le crime de traite des êtres humains en conformité avec la définition onusienne » rappelle Amina Bouayach. Même si le pays a fait des progrès concernant les droits de l’Homme depuis la fin du règne du roi Hassan II, le roi actuel Mohammed VI, doit visiblement, encore faire ses preuves.

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