Déserts médicaux : la situation s’aggrave et le gouvernement brasse de l’air


L'État n'était pas sensé y remédier plutôt?

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Les inégalités territoriales d’accès aux soins continuent de s’accroitre. Les milieux ruraux se sentent totalement délaissés par le gouvernement. 

Un accès aux soins limité

Dans certaines zones rurales, le manque de médecins généralistes se fait durement ressentir. Selon l’association des maires de France, environ 11% de la population réside dans une commune ou les médecins généralistes se font rares. Mais le problème s’étend au-delà de la présence de ces médecins dans les villages. En effet, 0,5% de la population se retrouve également dépourvu de pharmacie et de services d’urgence à proximité de chez eux. Une situation de plus en plus critique pour les habitants de ces bourgades. Réunis vendredi 24 septembre, les maires ruraux demandaient au Premier Ministre Jean Castex davantage de soutien. Ils considèrent la santé comme la grande oubliée de l’agenda rural.

Certaines pharmacies comblent les déserts médicaux

Pour pallier à cette situation, certains professionnels de santé s’adaptent. Quelques pharmacies en France proposent effectivement des téléconsultations avec un médecin généraliste ou des services d’urgence. Ce dernier peut ainsi fournir un traitement si les symptômes ne peuvent être soignés avec des médicaments sans ordonnance. Le pharmacien envoie la prise de tension et/ou de température au praticien, qui poursuit la consultation via webcam. À la fin de celle-ci, l’ordonnance arrive alors dans la pharmacie via une messagerie sécurisée afin que le patient puisse ressortir avec son traitement.

Autre « solution » : repousser l’âge de la retraite pour les médecins afin de réduite la fracture médicale. Enfin, ce sont en réalité quelques anciens docteurs qui reprennent du service, par conscience professionnelle.

Si ces solutions soulagent pour le moment les zones rurales en difficultés, elles ne pourront s’appliquer de manière pérenne.

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Le numerus clausus

Né en 1971, le numerus clausus se devait jusqu’en 2020, de fixer le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine. Un quota qui a sans nul doute participé à la formation de déserts médicaux en France. Le gouvernent a décidé de remplacer cette loi au profit d’objectifs nationaux pluriannuels. Pour les définir, chaque territoire devra donc estimer ses besoins sur les 10 ou 15 prochaines années. De plus, l’ONDPS (Observatoire National de la Démographie des Professions de Santé) aura pour mission d’évaluer l’évolution de la population et des maladies. Ces axes permettront de définir les objectifs nationaux. Ils pourront également déterminer le nombre d’admis par filière, chiffre qui pourra varier de plus ou moins 5%.

Mais « c’est surtout un effet d’annonce », explique Loona Mathieu, vice-présidente chargée de l’enseignement supérieur à l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecines de France). « La sélection pour entrer en deuxième année de santé reste tout aussi importante car la capacité d’accueil des facs est limitée » déplore-t-elle.

De belles paroles pour des actes insignifiants, le gouvernement nous y a malheureusement habitué !

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Avlula
23 jours il y a

Heureusement, grâce à l’interdiction d’exercer faite à tous ceux qui refusent la vaccination Covid, tout ça va s’arranger. C’est bon pour la santé.

Lacedemone
23 jours il y a

D’après les projections, la situation va s’aggraver jusqu’en 2028, année où il y aura le moins de médecins / habitant, avant de s’améliorer. C’est un peu injuste de dire que le gouvernement brasse de l’air, c’est juste que les effets des dernières mesures vont se sentir d’ici 10 ans, et qu’il n’y a pas vraiment de moyen de changer ça. Par exemple dans ma faculté, quand j’ai passé le concours médecine, il y avait 150 places (pour 1300 inscrits) en 2e année de médecine. Cette année, il y a eu plus de 270 étudiants qui ont accédé à la 2e… Lire la suite »

Last edited 23 jours il y a by Lacedemone

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