Coronavirus : le gouvernement faciliterait-il l’euthanasie pour ne pas encombrer les hôpitaux ?         


Les plus faibles encore les premières victimes de la crise


Un décret du gouvernement facilite l’utilisation du Rivotril. Problème : pour certains, ce médicament permettrait l’euthanasie sur les personnes âgées afin de ne pas surcharger les hôpitaux.

« On les achève, tout ça parce qu’il n’y a plus de place ». C’est par ces mots terribles, que l’ancien pharmacien Serge Rader décrit la situation actuelle dans les EHPAD. Grâce à une ordonnance, le Rivotril, qui est en temps normal un anti-épileptique, sert aujourd’hui de sédation pour les anciens en cas de coronavirus ou de suspicion de coronavirus. « Il faut bien traiter le mal être et la déficience respiratoire des malades… » explique Serge Rader.

Le décret précise : « Lorsqu’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes dispose d’une pharmacie à usage intérieur, celle-ci peut se procurer la spécialité auprès de l’établissement pharmaceutique qui en assure l’exploitation ou auprès d’une pharmacie à usage intérieur d’un établissement de santé ». En d’autres termes, les EHPAD auront parfaitement le droit d’utiliser le médicament. Or, comme le confirme le Dr Hardy, sans respirateur, l’administration de cette substance à haute dose conduira le patient à la mort.

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« On donne la possibilité à un médecin de pratiquer l’euthanasie sans l’accord du patient »

Pour le député UDI Meyer Habib, il n’y a aucun doute, « ce décret permet l’euthanasie ». C’est un « sédatif profond et lent qui amène au décès. » Il ajoute : « est-ce qu’on a demandé au patient et à la famille du patient s’ils étaient d’accord ? Non. » Il conclut en affirmant que l’on « donne la possibilité aux médecins » d’administrer ce médicament sans l’accord du patient ce qui « va à l’encontre de la loi ».

« Les médecins n’auront pas d’autres choix pour soulager la douleur du patient »

« C’est tout à fait scandaleux » poursuit Serge Rader, pointant « un manque de respirateurs et de places ». Le médicament pourra par ailleurs être administré hors autorisation de mise sur le marché jusqu’au 15 avril prochain par « n’importe quel médecin ». Il affirme même que les « médecins n’auront pas d’autres choix qu’administrer ce traitement pour soulager la douleur du patient ».

« Ces gens là vont mourir tout seuls »

Pour cet ex candidat de Debout la France, la situation est « très grave ». Il rappelle ainsi que les patients sont « confinés, ne voient personne et n’ont aucune visite. En fait, ces gens là vont mourir tout seuls ». Pour lui cette situation était pourtant « prévisible depuis des années », et il pointe par là la responsabilité de nos gouvernants qu’il qualifie « d’amateurs ».

Les plus vulnérables victimes de l’austérité budgétaire

Cette situation s’inscrit parfaitement dans ce que certains appelaient le « tri des patients ». Dans ces temps de crises, les soignants sont ainsi contraints de choisir les patients les moins vulnérables. Les plus faibles, eux sont mis de côté. Ne pas gaspiller nos faibles ressources pour des cas difficiles est devenu la triste réalité dans nos hôpitaux. Une fois de plus les citoyens paient les pots cassés des multiples coupes budgétaires infligées aux services publics au cours des trente dernières années.

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