Arnaque du « Ségur de la Santé » : pas d’embauche massive de soignants


On ne s'attendait pas à autre chose venant de ce gouvernement...

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Après plusieurs jours de négociations, les accords du « Ségur de la Santé » vont être signés à Matignon, ce lundi.

Aujourd’hui doit être signé, à Matignon, l’accord concernant les rémunérations et les carrières du secteur hospitalier, dans le cadre du « Ségur de la Santé ». Les protocoles d’accords ont été validés par trois syndicats sur cinq : la CFDT, la FO et Unsa Santé. Le personnel hospitalier a le sentiment d’être trahi par ces mesures, et réclame plus de considération. Un appel à la grève a été lancé pour ce mardi 14 juillet.

Quelques fonds débloqués…

Le texte prévoit une enveloppe de 7.5 milliards d’euros pour les personnels paramédicaux (infirmiers, aides-soignants, masseurs-kinésithérapeutes…) et non médicaux (techniciens, brancardiers, agents administratifs…). Cette somme doit, en partie, permettre d’augmenter les salaires de 183 euros nets mensuels, augmentation qui profitera aux personnels des hôpitaux et des Ehpad publics. Cette revalorisation devra être votée en fin d’année dans le budget de la Sécurité sociale, et interviendra en deux temps. La première augmentation de 90 euros est prévue pour le 1er septembre, la seconde, d’un montant de 93 euros, est programmée pour le 1er mars 2021. Les grilles de salaires de certains métiers devront également être revues avant le printemps.

L’accord concernant les médecins hospitaliers porte sur un ensemble de 16 mesures. Ils se verront attribuer une enveloppe de 450 millions d’euros. Une partie de cette somme servira à augmenter l’indemnité de « service public exclusif », qui concerne les praticiens s’engageant à ne travailler que dans les hôpitaux publics, sans dépassement d’honoraires. Au 1er janvier 2021, une révision des grilles de salaires sera prévue. L’accord concerne également des dispositions sur la formation et le statut des médecins, avec des visites médicales obligatoires et la prise de mesure plus strict pour encadrer le travail par intérim.

Les internes bénéficieront de mesures qui permettront « un meilleur respect du temps de travail », ainsi que d’une enveloppe de 124 millions d’euros. Selon l’Intersyndicale Nationale des Internes (INSI), cette enveloppe servira à augmenter les indemnités versées aux jeunes praticiens, une revendication de longue date. Pour les étudiants en médecine, 55 millions d’euros ont été débloqués, ceux de la filière paramédicale bénéficieront, eux, de 20 millions d’euros.

Les embauches massives refusées…

Ces accords ont reçu un accueil mitigé de la part des syndicats et du personnel hospitalier. Et pour cause, une valorisation des salaires d’un minimum de 300 euros était jugée indispensable par les principaux concernés. Autre bémol, selon les soignants, environ 100.000 embauches sont nécessaires pour palier au manque de personnel en milieu hospitalier, et 200.000 en Ehpad. On est loin du compte avec les 15.000 recrutements promis par le « Ségur de la Santé ». Les syndicats ont donc appelé à la grève ce mardi 14 juillet, afin d’obtenir une vraie valorisation des emplois et des salaires. Simple cache-misère, ce texte ne règle en rien la viabilité de l’hôpital public sur le long terme, comme prévu…

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