La mère de Vincent Lambert, en état végétatif depuis onze ans, a affirmé que son fils n’est «pas en fin de vie, n’est pas un légume».

La mère du Français Vincent Lambert, en état végétatif depuis 2008, a réclamé ce lundi le «secours» de l’ONU, affirmant que l’on veut «assassiner» son fils, alors que la Cour de cassation française a ouvert la voie à un nouvel arrêt de son maintien en vie. Viviane Lambert s’exprimait lors d’une table ronde organisée en marge de la 41e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, par une ONG basée à Strasbourg, le Centre européen pour le droit et la justice.

«Je crie tout haut que Vincent, on veut l’assassiner. C’est le vrai mot», a-t-elle dit avec des sanglots dans la voix, devant une quinzaine de personnes dont une poignée de journalistes. «Vincent n’est pas en fin de vie, Vincent n’est pas un légume», a-t-elle martelé, indiquant être venu à l’ONU pour y réclamer un «secours».

Au sein d’une famille déchirée par des années d’une tragique bataille judiciaire, l’épouse et six frères et sœurs de Vincent Lambert, tétraplégique depuis un accident de la route, demandent l’arrêt de son alimentation et de son hydratation. Les parents, soutenus par un frère et une sœur, s’y opposent. Dans cette affaire, qui ne cesse de rebondir devant la justice française, le comité de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, saisi par les parents, a demandé le 4 mai à la France de suspendre toute décision d’arrêt des soins, le temps qu’il puisse examiner le dossier sur le fond.

«La France nous a dit trois jours plus tard “nous n’appliquerons pas ces mesures provisoires”. Et bien, il y a là quelque chose d’absolument scandaleux qui justifie notre présence aujourd’hui», a affirmé l’un des avocats des parents, Jean Paillot, présent à la table ronde. Ce comité de l’ONU n’a toutefois aucun pouvoir de contrainte sur les Etats membres. Selon la ministre française de la Santé Agnès Buzyn, la France n’est «pas tenue» de respecter cette demande.

Le 11 mai, le médecin traitant de Vincent Lambert avait annoncé à la famille l’interruption de son alimentation, qui avait débuté le 20 mai. Toutefois, le même jour, la cour d’appel de Paris avait ordonné le rétablissement de son traitement, jusqu’à ce que le comité de l’ONU se prononce sur le fond. Saisie, la Cour de cassation a cassé ce jugement le 28 juin et ouvert la voie à un nouvel arrêt de l’alimentation et de l’hydratation du patient âgé de 42 ans.

Les avocats des parents ont annoncé qu’ils porteraient plainte pour «meurtre avec préméditation» contre le médecin qui ordonnerait un arrêt du traitement. «Nous serions favorable à une médiation par l’intermédiaire d’une institution internationale pour discuter avec le gouvernement français pour qu’en l’état actuel les mesures provisoires soient effectives», a indiqué Me Paillot.

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ALAIN.S
Invité

Mais si ce n’est pas un légume, c’est quoi ??? Laissez-le partir une bonne fois pour toute ce garçon !!!

ALAIN.S
Invité

Franchement, si sa mère tient tant que ça à le garder “en vie”, elle devrait prendre en charge le coût journalier des frais médicaux à 100%. C’est dur ce que je dis, mais peut-être changerait-elle d’avis !!!

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