#MeToo

Photo Cyril Zannettacci

Dans la continuité de #Balancetonporc et autres, le mouvement #NousToutes appelle à descendre dans la rue samedi, à Paris et dans plusieurs villes de France, pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles, l’impunité de leurs auteurs et le manque de formation dédiée à ces cas au sein de la police.

Après la colère, la mobilisation contre l’impunité des agresseurs ? Après un flot de dénonciations publiques d’actrices violentées, de témoignages de femmes violées, agressées, harcelées, insultées dans le monde entier, après une vague de hashtags, #MeToo aux Etats-Unis, #Balancetonporc et #MoiAussi en France, #Anchelo en Italie, #Yotambién en Espagne, une nouvelle pousse promet une… «déferlante». Ce sont les #NousToutes, mouvement citoyen initié par des militantes féministes, avec Caroline de Haas en meneuse, personnalité aussi clivante qu’entêtée, cofondatrice de l’association Osez le féminisme, qui appellent à plus qu’une simple manif ou un rassemblement. Un raz-de-marée de femmes (et d’hommes) prêtes à marcher (à Paris et dans plus d’une quarantaine de villes de France) pour dire «stop aux violences sexistes et sexuelles» ce samedi (1), à la veille de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Jeudi, l’appel à cette opération avait rassemblé plus de 150 000 signataires. Le signe d’un rebond du «pas-se-laisser-faire» quand il s’en trouve pour ranger (déjà) le grand #MeToo et ses sœurs au rayon des antiquités qui ont fait leur temps ? Une «suite», plutôt, annonce Caroline de Haas, mais pas en forme de «après les paroles, des actes» : «Car prendre la parole est en soi un acte courageux. Mais dans cette étape d’après, nous voulons encore davantage faire prendre conscience de l’ampleur des violences et obtenir des pouvoirs publics qu’ils sortent le carnet de chèques.» Il faut des moyens pour former les policiers, les magistrats, les profs, éduquer la société, soutenir les femmes violées… Et ce ne sont pas les deux gros rapports du Haut Conseil à l’égalité (accompagnés d’un colloque qui s’est tenu jeudi) qui diront le contraire. Leurs titres constituent à eux seuls un programme : «Où est l’argent contre les violences faites aux femmes ?» demande l’un, quand l’autre s’intitule «Evaluation intermédiaire du 5e plan interministériel (2017-2019) et de la politique contre les violences faites aux femmes», avec en sous-titre… «Poursuivre les efforts pour mieux protéger les femmes victimes et en finir avec l’impunité des agresseurs.» Ça chauffe ? Y a le feu ? Il y a de ça.

Source Libération – lire la suite de l’article

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