Allez-vous investir dans la FDJ ?

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Le 7 novembre 2019 a débuté la période de souscription des actions de la Française des jeux (FDJ) pour les investisseurs. Les Français vont-ils répondre à l’appel en investissant massivement dans l’opérateur du Loto, des jeux à gratter et de Parions Sport (paris sportifs) ? Seront-ils les seuls sur le coup ? Verdict le 19 novembre, jour de clôture de l’introduction en Bourse (IPO) sur Euronext Paris.

Rappelons tout d’abord que la FDJ (Française des jeux) est une entreprise rentable puisqu’elle affiche un chiffre d’affaires de 1,42 milliard d’euros à la fin septembre 2019, soit une augmentation de 7 % sur une année. Il est important de noter également que l’État français possède 72% du capital de cette entreprise devenue la deuxième loterie la plus importante en Europe et la quatrième dans le monde !

Dans une interview donnée au journal Le Parisien en date du 6 novembre 2019, Bruno Le Maire a officiellement annoncé l’ouverture de l’opération. Les Français pourront investir dans une action  FDJ pour un prix annoncé entre 16,50 € et 19,90 € par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). Le prix définitif de l’action sera connu le 21 novembre, jour de l’introduction en Bourse.

Toujours dans le Parisien, Bruno Lemaire ministre de l’Économie et des Finances, voit dans cette introduction en Bourse un moyen pour les Français de s’enrichir ! Un comble.

Pour les Français, c’est l’occasion de diversifier leurs placements, à un moment où les taux sont bas et où les livrets A et les comptes épargne rapportent peu. Placer son argent dans les entreprises françaises comme la FDJ est un bon moyen pour avoir un meilleur rendement.

Après l’opération, l’État français souhaite posséder seulement 20% du capital de l’entreprise contre 72% auparavant. Connaissant la rentabilité de la FDJ, véritable poule aux œufs d’or, les Français seraient en droit de se demander pourquoi l’État veut-il céder une bonne partie de ses actions ? La première raison invoquée est la rentrée d’argent immédiate provoquée par l’introduction en Bourse, l’État espère empocher entre 1 et 2 milliards d’euros.  La somme est certes importante mais il est nul besoin d’être prix Nobel d’économie pour comprendre qu’il est préférable d’encaisser 3,4 milliards d’euros chaque année que deux milliards une seule fois.

Par ailleurs, l’État, par le biais de cette opération boursière, mise gros et espère redonner confiance dans les marchés financiers.

“Le gouvernement souhaite que l’opération connaisse le plus grand succès possible”, a souligné le commissaire aux Participations de l’Etat Martin Vial. “Le but est de redonner confiance aux petits porteurs et de rendre de nouveau attrayant les marchés boursiers, desquels les investisseurs se sont détournés ces dernières années. Et de fait, l’opérateur de jeu a essayé de rendre cet investissement attractif sur plusieurs aspects”, indiquait dernièrement Nicolas Chéron, responsable recherche marchés chez Binck.fr.

Oui mais voilà, dans une société ultra-libérale où les États sont dirigés par les commissaires européens et où les politiques économiques, par le biais des GOPE, sont dictées par Bruxelles, ce qui compte ce n’est pas la rentabilité pour les Français mais une rentabilité uniquement aux profits d’actionnaires infiniment plus puissants. Inutile de préciser que les véritables bénéficiaires de cette opération ne seront pas les quelques milliers de français propriétaires de quelques maigres actions mais bien de puissants investisseurs institutionnels, français et internationaux car la FDJ prévient que le capital est ouvert à toute personne ressortissante d’un État appartenant à l’Espace Économique Européen.

La dirigeante [NDLR de la FDJ], qui a été reconduite pour cinq ans à la tête du groupe, dit avoir constaté un fort appétit d’investisseurs institutionnels, français et internationaux, lors de présentations organisées à Paris et à Londres.

Il est utile de rappeler qu’à l’époque de l’introduction en Bourse d’EDF, autre fleuron de l’industrie française, l’action avait débuté à 32€ pour s’écrouler, peu de temps après, autour de 9€.

Tout est à vendre pour un ultra-libéral européiste comme Macron ! La vente à la découpe de la France, au même titre que la Grèce avant nous, est en route. En effet, prochainement, il est fort probable que les Aéroport de Paris (ADP) seront aussi privatisés. À moins que les Français reprennent rendez-vous avec l’Histoire… 

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erka
8 mois il y a

Lemaire est un crétin, c’est écrit sur sa tète… il est a l’image du reste du gouvernement et du président : des médiocres perclus d’idéologie libérale insufflée par les écoles de l’éducation nationale sous la coupe des penseurs économiques “américains” comme Milton Friedman ou Joseph Stiglitz (deux prix Nobel d’économie)… Ils travaillent sans le savoir au projet d’une certaine élite pour la création d’un monde sans frontière ou l’homme sera réduit a sa seule condition de producteur/consommateur abêti, drogué et euthanasié a 60 ans… un esclave moderne qui sera amoureux de se chaînes…

Jacques Abel
8 mois il y a

Emmanuel Macron, nous finirons tous un jour par le dire haut et fort, n’est pas le Président de la France, c’est le CAC 40 qui dirige notre pays, c’est lui, le Président ! Le fantasque, mais pas drôle petit figurant et tous les laquais qui font semblant de diriger ce pays, d’une part, quelles que puissent être leurs prétentions, n’ont jamais obtenu la moindre légitimité issue des urnes dans tous les scrutins auxquels ils ont été confrontés depuis qu’ils sont au pouvoir. Par conséquent, sans les efforts répétés de la Presse qui leurre les Français, dans n’importe quel pays qui se… Lire la suite »