VIDÉO – Le délinquant devait être présenté à une juge d’instruction. Deux complices ont tiré sur la fourgonnette qui le transportait.

Une évasion impressionnante s’est déroulée ce lundi matin, près du tribunal de Tarascon (Bouches-du-Rhône). Vers 8h30, une fourgonnette transportant un détenu, extrait du centre pénitentiaire de Béziers (Hérault) et devant être présenté à une juge d’instruction dans la matinée pour une histoire de vol aggravé, a été attaquée par un commando, détaille la direction de l’administration pénitentiaire au Figaro.

Les assaillants, entre deux et trois hommes selon les versions, étaient «lourdement» armés, a confirmé le procureur de la République de Tarascon, Patrick Desjardins. Ils se sont attaqués à l’un des agents qui, sorti du véhicule afin de sonner à l’entrer du tribunal, se trouvait seul. Les deux autres surveillants, restés dans la fourgonnette, ont tenté de s’éloigner, mais les membres du commando, équipés d’au moins deux armes, un pistolet de 9 mm et un fusil d’assaut de gros calibre, ont alors tiré dans les pneus de l’engin afin de l’immobiliser. Un des projectiles a touché «le pare-brise avant à hauteur d’homme, ce qui aurait pu être dramatique», explique le procureur.

Les agents pénitentiaires n’ont pas fait usage de leurs armes, il n’y a donc pas eu d’échange de coups de feu, ni de blessures par balle. Cependant, le surveillant sorti de la fourgonnette a été blessé par les coups de crosse, tandis qu’un autre a été atteint par les éclats de verre du pare-brise. Quant à la dernière surveillante, elle est très choquée psychologiquement.

Pas la première tentative d’évasion

Dans un premier temps, les membres du commando et le prisonnier ont pris la fuite à pieds avant, selon toute vraisemblance, de monter dans un véhicule, qui restait à identifier à la mi-journée. Lofti Boussouak, délinquant connu pour vol à main armée et trafic de stupéfiant, avec 14 mentions à son casier judiciaire, était impliqué dans des affaires de plus en plus importantes. Selon le procureur Desjardin, «quelqu’un capable de mobiliser une équipe dont l’un des membres est muni d’un fusil d’assaut fait partie du haut du spectre de la délinquance».

Après cette évasion, les syndicats de surveillants s’interrogeaient sur la sécurité entourant les extractions de détenus. «Un moment extrêmement sensible, où le niveau d’escorte choisi n’est souvent pas forcément en adéquation avec le profil du prisonnier, expliquait au Figaro Christophe Dorangeville, secrétaire général CGT pénitentiaire. D’après nos éléments, cette personne avait déjà tenté de s’évader dans le passé de la prison de Béziers, se cassant les jambes au cours de l’évasion. C’était donc quelqu’un de dangereux et déterminé. Or, l’escorte qui l’accompagnait ce lundi matin était seulement de niveau 2 (sur 4, ndlr). Une escorte de niveau 3 aurait été accompagnée d’une patrouille de police en plus.» Un des avocats del’intéressé, Luc Abratkiewicz, a affirmé auprès de l’AFP être «le premier étonné de cette évasion, car monsieur Boussouak était très respectueux et n’avait commis aucun incident en détention.»

Source lefigaro.fr – lire la suite de l’article

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