SMS de Macron dévoilé : la crise des sous-marins se ranime


Du nouveau dans les tensions entre Paris et Canberra !

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La presse australienne a dévoilé ce mardi un SMS destiné au premier ministre australien et adressé par le président Emmanuel Macron.

La France savait-elle ?

Après une courte période d’accalmie, la pression semble remonter dans l’entourage du président français concernant la crise des sous-marins. Ce mardi 2 novembre, la presse australienne a fait état d’un SMS d’Emmanuel Macron destiné au premier ministre australien Scott Morrison deux jours seulement avant la dénonciation du « contrat du siècle ». « Dois-je m’attendre à de bonnes ou de mauvaises nouvelles pour notre ambition conjointe sur les sous-marins ? », est-il écrit en anglais.

Si l’authenticité du message a bien été confirmée par l’Élysée, qui dénonce par ailleurs des « méthodes inélégantes », son interprétation semble diverger. Alors que ce message pourrait laisser entendre qu’Emmanuel Macron était au courant d’une menace qui pesait sur le contrat, son entourage explique que « ce SMS montre qu’au contraire le président ne savait pas qu’ils dénonceraient le contrat ». « S’il y avait eu un SMS plus clair en ce sens, ils en auraient fait état », a-t-il renchéri.

Passe d’armes entre Paris et Canberra

Samedi 31 octobre, le président de la République a détaillé sa position sur cette crise, dans les couloirs du G20. À la question d’un journaliste « pensez-vous que Scott Morrison vous a menti ? », Emmanuel Macron a répondu « je ne le pense pas, je le sais ». « Reste maintenant à savoir quelle décision il va prendre. Il a 18 mois pour changer de direction, bonne chance », a-t-il poursuivi, sous forme d’ultimatum lancé à ses confrères australiens.

Arrivé aux oreilles du principal concerné, cet avertissement a fait réagir Scott Morrison. « J’ai les épaules larges, je peux gérer ça », a-t-il estimé, tout en ajoutant que « l’Australie est fière de son bilan en ce qui concerne sa capacité de défense ».

« Le contrat du siècle »

Baptisée Aukus, l’alliance annoncée mi-septembre entre les États-Unis, l’Angleterre et l’Australie avait torpillé le supercontrat des sous-marins français. À hauteur de 55 milliards d’euros, cette perte considérable pour le gouvernement français avait « rompu la relation de confiance entre les deux pays » avait estimé Emmanuel Macron.

De leur côté, les États-Unis ont plaidé la maladresse. Vendredi dernier, Joe Biden et son homologue français ont pu échanger sur cet incident. Sans présenter d’excuses, le locataire de la Maison Blanche a expliqué qu’il croyait que « la France avait été informée très en amont que le contrat ne se ferait pas ». Un échec économique et industriel qui, à l’aube des prochaines présidentielles, pourrait être difficile à digérer pour le président Macron.

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