Ce serait une catastrophe pour l'humanité...


L’Amazonie s’approcherait d’un point de non-retour ; si rien n’est fait, la forêt pourrait même disparaître.

L’an passé, le « poumon de la Terre » avait déjà fait les gros titres de l’actualité à cause d’immenses incendies. En cause une méthode de déforestation très populaire en Amérique du Sud, et notamment au Brésil, consistant à lancer des feux volontaires. Encouragé par le gouvernement du subversif Jair Bolsonaro, la pratique parait même avoir de beaux jours devant elle…

Vers le point de non-retour ?

Depuis 1970, environ 20% de la forêt amazonienne a été rasée, soit environ cinq millions de km² répartis sur sept pays. Et selon cette nouvelle étude, les scientifiques estiment qu’au-delà de 35% de déforestation, on atteindrait alors un point de non-retour. En d’autres termes, si ce seuil est dépassé, l’écosystème de la deuxième plus grande forêt du monde pourrait être bouleversé au point de provoquer sa disparition d’ici 50 ans. Prendrait alors place une savane aride, digne d’un paysage africain…

Pour quelles conséquences ?

La forêt amazonienne à elle seule absorbe environ 10% du CO2 mondial. Si elle est détruite, c’est donc tout ce carbone qui sera relâché dans l’atmosphère et qui augmentera le réchauffement climatique de façon irréversible. Par ailleurs elle est aussi un lieu de biodiversité irremplaçable : en effet, elle concentre plus de la moitié des espèces animales et végétales terrestres : 30.000 espèces de plantes, 1500 d’oiseaux, 500 mammifères différents, 550 sortes de reptile et 2,5 millions d’insectes. Près de 420 tribus, dont 60 à l’isolement total, vivent aussi dans cette forêt et pourraient êtres mises en péril.

L’élevage responsable de 80% de la déforestation

Souvent pointé du doigt la culture de soja est en effet responsable d’une grande partie de la déforestation sud-américaine. Ce que l’on sait moins en revanche c’est que ce soja sert massivement à nourrir le bétail des occidentaux, notamment les volailles, les porcs et les vaches laitières. Greenpeace explique ainsi que pour produire 100 grammes de poulet, il faut 109 grammes de soja. La France représente à elle seule plus de 10% des importations du soja sud américain en Europe… Par ailleurs sur place, le plus grand cheptel bovin du monde (211 millions de bêtes) paissent sur les anciennes terres boisées.

Des feux incontrôlables qui conduisent « au bord du précipice »

Comme on l’a vu il y a peu en Australie, les feux de forêts peuvent par ailleurs devenir de plus en plus incontrôlables. Et si la déforestation brésilienne s’était vue freinée sous le gouvernement de Lula, elle est repartie de plus belle depuis son départ. Sous Jair Bolsonaro, elle n’est en tout cas pas prêt de s’arranger… Dans ce contexte, « l’humanité doit se préparer à des changements beaucoup plus vite qu’attendu » a averti Simon Willcock, l’un des principaux auteurs de l’étude. Selon lui, l’écosystème amazonien pourrait même basculer dès l’an prochain et se trouve « au bord du précipice ».

L’étude a par ailleurs été commentée par Alexandre Antonelli, membre des Jardins botaniques royaux de Kew. Pour lui, « Si l’on n’agit pas rapidement, nous pourrions être sur le point de perdre une des forêts tropicales les plus vastes et les plus diversifiées, qui évolue depuis 58 millions d’années et dont dépendent des dizaines de millions de personnes ». De quoi s’inquiéter…

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