Jusqu'au retour de l'hiver ?...

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Le gouvernement britannique, après avoir décrété lundi 23 mars des mesures de confinement pour au moins trois semaines, suppose désormais que certaines restrictions puissent durer jusqu’à fin septembre, voire même plus tard.

Alors que le Royaume-Uni entame à peine sa seconde semaine de confinement afin de lutter contre la propagation du coronavirus, la conseillère du gouvernement Jenny Harries a averti ses concitoyens. La vie en Grande-Bretagne pourrait ne pas revenir à la normale avant au moins six mois. Elle a en effet évoqué l’éventualité que certaines restrictions puissent rester en place jusqu’à fin septembre, voire plus. Pour elle, une levée subite du confinement pourrait être « dangereuse » : « au cours des six prochains mois, nous ferons le point toutes les trois semaines », a-t-elle déclaré. S’exprimant depuis la conférence de presse quotidienne de Downing Street, la Docteur Harries a précisé qu’il faudrait deux à trois mois pour juger si le virus a « vraiment été écrasé » et trois à six mois pour « voir à quel moment nous pouvons effectivement revenir à la normale ». Elle prévient néanmoins qu’il est « plausible » que la durée des mesures de restriction « puisse aller plus loin que cela ».

Pour s’assurer que le message passe, le premier ministre britannique Boris Johnson a écrit une lettre aux 30 millions de foyers anglais, annonçant une aggravation de la crise. Ce dernier, placé en isolement à Downing Street depuis sa contamination au coronavirus, prévient ses concitoyens : « nous savons que les choses vont s’aggraver avant de s’améliorer ». « En ce moment d’urgence nationale, je vous exhorte, s’il vous plaît, à rester chez vous, à protéger le NHS (National Health Service) et à sauver des vies », a-t-il ajouté. Michael Gove, autre homme fort de l’exécutif, a tenu à s’exprimer hier sur Sky News au nom d’un gouvernement « très préoccupé » par le nombre de victimes liées au coronavirus. Il a notamment promis de multiplier le nombre de dépistages : « le nombre de tests s’élève à 10.000 par jour. Nous voulons porter ce nombre à 25.000 par jour ».

Selon un bilan des autorités sanitaires britanniques publié dimanche, la propagation de l’épidémie a fait 1.228 morts pour 19.552 personnes contaminées au Royaume-Uni. Le directeur médical Stephan Powis du National Health Service, le système de santé public anglais, avait estimé samedi dernier que si le nombre de décès pouvait être contenu sous la barre des 20.000, ce serait un « bon résultat ». Il a également précisé que les hôpitaux du Royaume-Uni ne sont pas encore saturés et prévoit déjà l’ouverture de nombreux lits pour endiguer l’afflux de personnes contaminées. D’autre part, il a annoncé la mise en place prochaine de plusieurs hôpitaux de campagne à travers le pays, qui pourront accueillir plusieurs milliers de patients. Quant à la reine d’Angleterre Élisabeth II, il semblerait que l’étau se resserre : après que son fils Charles et le premier ministre Boris Johnson aient été déclarés positifs au coronavirus, Buckingham annonce la contamination de son – très proche – valet…

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Chérif
4 mois il y a

Il aura fallu que le 1er ministre soit touché lui-même pour que les Britanniques décident d’instaurer le confinement !

Jacques Abel
4 mois il y a

PRÉAMBULE Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004. En vertu de ces principes et de celui de la libre détermination des peuples, la République offre aux territoires d’outre-mer qui manifestent la volonté d’y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l’idéal commun de liberté, d’égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique.… Lire la suite »