Pactole. Incarcéré au Japon et soupçonné de malversations financières, le patron de Renault a démissionné ce jeudi 24 janvier. Malgré les accusations, ses indemnités de départ pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions d’euros. Une question sensible pour l’Etat, actionnaire du groupe.

Attention, sujet épineux. Carlos Ghosn ayant démissionné de Renault, jeudi 24 janvier, surgit la question de ses indemnités de départ. Selon Le Parisien, le pactole pourrait atteindre jusqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros. « Je peux vous dire que nous serons extrêmement vigilants, comme actionnaires de référence (NDLR : 15 % du capital), sur les conditions de départ qui seront fixées par le conseil d’administration », a assuré le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. L’Etat prend des pincettes pour traiter ce dossier, alors que les « gilets jaunes » ne cessent d’évoquer leurs revendications liées au pouvoir d’achat et de pointer la déconnexion des élites. Du coup, le ministère, détenteur de 22% de droits de vote en assemblée générale des actionnaires, a déclaré au Parisien : « On va mettre la pression ». Franck Daoût, délégué central CFDT, indique également au journal que les salariés et les syndicats feront pression pour que Carlos Ghosn « obtienne le moins possible ». Et d’ajouter : « S’il a vraiment commis des malversations, Carlos Ghosn ne devrait rien toucher ».

Quel montant exact pour ces indemnités ? Elles pourraient aller d’un million d’euros à environ 30 millions d’euros, suivant les scénarios. Les conditions juridiques influencent notamment l’ampleur de la somme, tout comme d’éventuelles négociations. Au minimum, l’ancien PDG ne percevrait que la rémunération fixe pour 2018 et début 2019 équivalente à un million d’euros, en sus de sa retraite (765 000 euros par an). Au maximum, il faut aussi compter la part variable (4 millions d’euros au cours actuel) ainsi qu’une rémunération à long terme, sous forme d’actions (21 millions d’euros).

Un tandem à la tête de Renault

Celui qui dirigeait Renault depuis quatorze ans avait une nouvelle fois vu sa demande de libération sous caution rejetée par le tribunal de Tokyo, mardi 22 janvier. Il risque de rester un bout de temps en prison. Arrêté le 19 novembre dernier, il a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation de revenus aux autorités boursières alors qu’il était à la tête de Nissan. Il a été remplacé par le tandem constitué de Jean-Dominique Senard et Thierry Bolloré.

Source valeursactuelles.com – lire la suite de l’article

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