Remaniement ministériel : tout changer sur la forme, pour ne rien changer sur le fond


Des têtes vont tomber !

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Selon plusieurs sources, la Macronie s’apprêterait à être remaniée dans les prochaines semaines. Il pourrait également s’agir du remaniement “le plus important du quinquennat d’Emmanuel Macron”. Plusieurs noms seraient ainsi sur le départ, tandis que d’autres se tiendraient prêts à récupérer les différents ministères. Tout ça ne va évidemment rien changer pour les Français, mais regardons quand même de plus près ce mercato politicien. 

Un remaniement attendu

Le prochain remaniement s’annonce être d’envergure : après la crise sociale des Gilets jaunes, les mobilisations contre la réforme des retraites et enfin la crise sanitaire liée au coronavirus, Emmanuel Macron se tiendrait prêt à faire de la cosmétique pour changer en surface le visage du gouvernement. Déjà cinq remaniements ont eu lieu depuis le début du quinquennat, mais aucun ne pourrait être comparable à celui qui s’annonce. On parle d’un ravalement de façade. Il faudra en effet faire oublier la gestion catastrophique de la crise du coronavirus et remettre à flot le navire – ou plutôt l’épave – LREM afin d’accéder avec l’aide des médias complaisants à la victoire lors des prochaines élections présidentielles. Cette possible modification gouvernementale a soit-disant “fuité” chez  plusieurs journalistes politiques (une fuite contrôlée, très probablement, pour préparer l’opinion publique ou “teaser” comme on le dit pour les films), lesquels annoncent une date qui se situerait entre le 28 juin et le 14 juillet.

Le cas Édouard Philippe

Le premier ministre reste pour le moment un cas particulier. En effet, peu de noms semblent inspirer le président pour un éventuel remplaçant, mis à part celui du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et celui de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. D’autre part, en cas de victoire aux élections municipales du Havre, le Premier ministre a déclaré mardi auprès de Paris-Normandie qu’il laissera au président le choix de le maintenir ou non. Édouard Philippe est également attendu en fin de semaine au Havre, afin d’y débuter sa campagne.

Qui serait sur le départ ?

La première ministre qui pourrait perdre sa place est Nicole Belloubet, ministre de la Justice, mais pourrait être nommée Défenseure des droits à la place de Jacques Toubon. Franck Riester, ministre de la Culture, serait également sur la sellette. Cependant, de par son statut de président d’Agir, allié de LREM, Emmanuel Macron pourrait aisément lui trouver un autre poste convenable. Quant au ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, apparu ces derniers temps fragilisé par les multiples accusations de violences policières, il pourrait changer de poste tout en restant au gouvernement. Elisabeth Borne, ministre de l’Écologie, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, et Muriel Pénicaud, ministre du Travail, devraient également être remplacées. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, pourrait quant à elle quitter son poste mais toujours évoluer au sein de la Macronie. Bref, on assiste toujours à l’éternel jeu des chaises musicales : tout changer sur la forme pour ne rien changer sur le fond.

Qui resterait ou serait promu ?

Plusieurs ministres semblent définitivement plaire à Macron. En effet, Bruno Le Maire, Jean-Yves Le Drian, Jean-Michel Blanquer ou encore Olivier Véran devraient rester à leur poste, sauf en cas de remplacement d’Édouard Philippe pour certains. Le ministre de l’Action et des comptes publics Gérald Darmanin pourrait se voir à la tête d’un ministère social, bien que la récente réouverture de l’enquête pour viol à son encontre puisse le fragiliser – mais ce n’est pas certain, le milieu de la politique en a vu d’autres. Même problème pour le secrétaire d’État Olivier Dussopt, qui aurait pu se voir promu si une enquête judiciaire pour corruption ne s’était pas ouverte récemment, mais ce n’est pas non plus totalement disqualifiant pour aspirer aux plus hautes fonctions, bien au contraire ! Enfin, la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, pourrait acquérir un ministère plus “élaboré”.

Que de bonnes nouvelles, en somme…

Et le théâtre politique se poursuit sans nous.

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