Que faut-il au gouvernement pour renoncer à sa réforme ?


Ce jeudi 6 février se déroulait à Paris et partout en France, la neuvième journée de mobilisation intersyndicale et interprofessionnelle contre la réforme des retraites. Les étudiants et professeurs se sont joints au mouvement, protestant contre la réforme du baccalauréat. Un important cortège est parti de Gare de l’Est vers 14h.

Le parcours est le même qu’il y a deux mois, lors du premier jour de manifestation. Il a débuté à Gare de l’Est vers 14h et s’est terminé Place de la Nation, en passant par République et le boulevard Voltaire. La préfecture de police a une nouvelle fois pris un arrêté interdisant plusieurs secteurs aux Gilets Jaunes, dont les Champs Elysées, le Palais de l’Élysée, le ministère de l’Intérieur, l’Hôtel Matignon, l’Assemblée nationale, le Sénat, entre autres. Bref, les entrées du château sont interdites aux gueux.

Des cortèges importants ont défilé dans tout l’hexagone. Environ 1.900 personnes étaient présentes dans les rues de Bayonne. À Bordeaux, les manifestants se sont retrouvés place de la Bourse. Force Ouvrière a décompté environ 1.500 participants dans les rues d’Avignon.

Des professeurs et étudiants manifestent également devant les établissements scolaires afin de se dresser contre la réforme du baccalauréat.

Des tensions ont été signalées entre les manifestants et les forces de l’ordre. D’après les images diffusées sur le compte twitter Sorbonne en Lutte, les étudiants semblent avoir été gazés par la police au centre PMF Panthéon Sorbonne.

Dans la matinée, un nombre important d’enseignants se sont retrouvés devant le rectorat de Bordeaux, et ont érigé un « mur de mépris » à son entrée. Les quelques 80 manifestants se sont ensuite agenouillés, les mains derrière la tête, afin de rappeler l’interpellation de lycéens à Mantes-la-Jolie en 2018.

Invité ce matin sur le plateau de France 2, Jean-Luc Mélenchon a interpellé Emmanuel Macron en maintenant son soutien aux grévistes par ces propos : « Si le Président avait quelque chose dans le ventre, vu l’état dans lequel est le pays, il déclencherait un référendum ». Il ajoute que « si l’on veut faire descendre la température, il est temps que le Président de la République en vienne à des méthodes plus démocratiques. S’il tient à tout p