Lundi, Édouard Philippe a annoncé l’utilisation prochaine de «marquages codés» lors des manifestations à venir des «gilets jaunes». Sur le plateau de France Inter ce matin, Christophe Castaner est revenu sur cette mesure. Le Figaro vous explique de quoi il s’agit.

Alors que des violences et des pillages sont survenus en grand nombre à l’occasion du 18e samedi des «gilets jaunes» à Paris, le premier ministre Édouard Philippe a annoncé lundi le plan de l’exécutif pour que cette situation ne se reproduise plus. Parmi ces mesures, il évoque notamment l’utilisation de «produits marquants». Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a de son côté précisé mardi matin sur France Inter les particularités de ce «marquage codé». Nous faisons le point sur ce dispositif.

Qu’est-ce qu’on appelle un produit de marquages codés (PMC)

Christophe Castaner a différencié mardi matin deux types de marqueurs: «Le premier est un marqueur coloré qui fait que si vous êtes marqué au moment d’une infraction par exemple et qu’on vous retrouve deux heures plus tard dans le métro, il est plus facile de faire un lien».

Le second type de marquage codé est un «marqueur transparent qui fait que quelques semaines plus tard, si l’enquête aboutit à penser que c’est vous qui êtes en responsabilité, que vous êtes interpellé, on va retrouver des traces», selon le ministre de l’Intérieur. D’après le pôle judiciaire de la gendarmerie nationale, les produits de marquages codés (PMC) sont des dispositifs indétectables à l’œil nu, inodores et incolores (non-toxiques) permettant le marquage des biens, des personnes et des lieux. Mais à ce stade, le PMC n’est encore utilisé que sur du mobilier, ou pour la sûreté d’un bâtiment.

Interrogé par Le Figaro, Maître Thierry Vallat, avocat au Barreau de Paris, indique que le code, intégré dans la substance, permet un marquage spécifique d’une localisation à un moment donné. Par exemple, si vous êtes aspergé devant un établissement, à une heure précise, le code intégré au produit le prouvera. En effet, «le marquage peut rester sur la peau pour plusieurs semaines, sur les cheveux pour six mois, et les habits sont quant à eux marqués à vie», confirme l’avocat.

Quel est l’objectif de ces marqueurs ?

Le but de cette technologie est de permettre aux forces de l’ordre d’interpeller les pilleurs et casseurs qui sévissent en marge des cortèges des «gilets jaunes», mais aussi de prouver ultérieurement que ces personnes étaient bien sur le lieu de l’infraction, par la révélation de produits de marquages codés sur la personne ou ses vêtements. Maître Thierry Vallat, explique aussi que ce type de marquage peut aussi avoir un effet dissuasif, et empêcher les délinquants de passer à l’acte par l’apposition massive et visible de la signalétique adéquate aux abords de la zone protégée.

Quand et comment les marqueurs codés vont-ils être utilisés ?

«Très vite», a indiqué le ministre de l’Intérieur: «Nous allons commencer à le développer à partir de la semaine prochaine». Pour parer à toute critique, Christophe Castaner a précisé que ces marqueurs ne seront pas irritants.

Mais pour le moment, le mode de fonctionnement reste assez flou. Le locataire de la place Beauvau a évoqué la possibilité de l’utiliser dans les «engins lanceurs d’eau», ou «avec d’autres techniques». Maître Thierry Vallat explique que «le coupable peut se faire repérer à tout moment, lors d’un banal contrôle routier ou en discothèque, sur projection d’une lumière ultraviolette».

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“Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.” Noam Chomsky

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