D’après une université britannique, pénaliser les élèves pour leurs erreurs à l’écrit serait une pratique élitiste et excluante, rapporte « Le Figaro ».
Pénaliser les élèves qui pêchent en orthographe serait une pratique élitiste et excluante, selon l’université de Hull, en Angleterre. Comme l’a repéré Le Figaro Étudiant, cette faculté anglaise a enjoint à ses enseignants de ne pas sanctionner les erreurs à l’écrit des élèves. Une manière de « décoloniser » le programme scolaire et d’assurer l’égalité des chances entre les étudiants. Et ce, quelle que soit leur origine, précise le journal britannique The Telegraph.
Pour l’université de Hull, le langage académique repose sur un mode d’expression « homogène, nord européen, blanc, masculin, élitiste et dépendant d’un haut niveau de maîtrise technique de l’anglais écrit et oral ». En assouplissant les pénalités liées à une expression écrite imparfaite, le corps enseignant de cette université britannique entend encourager ses inscrits à « développer une voix académique plus authentique, une voix qui peut communiquer des idées complexes avec rigueur et intégrité, plutôt que d’obscurcir leur parcours ou leurs caractéristiques particulières ».