Le parquet de Paris, saisi par le député LR Olivier Marleix pour enquêter sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à l’américain General Electric en 2014, a transmis la procédure au Parquet national financier.

Confirmant une information du Monde, le Parquet national financier (PNF) a fait savoir à l’AFP le 18 juillet qu’il s’était saisi de l’affaire de la vente de la société française Alstom à l’américain General Electric (GE) en 2014, sans donner plus de détails.

Dans une lettre adressée en janvier au procureur de la République de Paris, l’ancien président de la commission d’enquête à l’Assemblée sur la politique industrielle de la France, le député Les Républicains (LR) Olivier Marleix, s’interrogeait sur les circonstances de la vente du pôle énergie d’Alstom à GE et sur le rôle joué par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie.

Il s’étonnait que les autorités judiciaires françaises n’aient «jamais ouvert d’enquête» sur Alstom alors que l’entreprise avait notamment versé une amende à la justice américaine en 2014 pour des faits de corruption.

Il notait qu’Emmanuel Macron, alors à Bercy, avait «formellement donné l’autorisation» de la vente d’Alstom énergie et avait «également autorisé» d’autres cessions d’actifs «d’entreprises stratégiques françaises», citant celles d’Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technip à l’entreprise américaine FMC Technologies.

Olivier Marleix observait aussi que le candidat Macron avait bénéficié d’un «montant de dons records pour sa campagne» et estimait que «le fait que l’on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées [ne pouvait] qu’interroger».

S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption

Le député LR émettait l’hypothèse que le «système» mis en place dans le cadre de ces cessions aurait pu bénéficier à l’actuel président de la République pendant sa campagne. «S’il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption», écrivait-il.

Après ce signalement, le député a été entendu par les enquêteurs de l’Office anticorruption de la police judiciaire, à la demande du parquet de Paris qui «souhaitait lui faire préciser les termes de sa dénonciation».

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