Sacré culot !

Auteur :

Alors que l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn était restée en retrait depuis la fin du premier tour des élections municipales, elle a décidé ce mardi 26 mai de confirmer sa candidature au second tour, après des hésitations.

Buzyn à la conquête de Paris

Ce mardi après-midi, l’ancienne ministre de la Santé a annoncé, lors d’une réunion par visioconférence avec ses têtes de liste, qu’elle sera bien présente au second tour des municipales. « Je suis bien candidate au second tour. Avec mon total engagement. Je suis pleinement engagée, déterminée, combative. On y va » a-t-elle déclaré auprès de ses collaborateurs. « J’ai mûrement réfléchi à la manière dont je pouvais mener cette campagne dans des circonstances exceptionnelles, politiques et personnelles », a-t-elle ajouté, tout en assurant avoir « beaucoup travaillé sur le dispositif pour nous permettre d’y aller la tête haute ».

Des réunions annulées

Cette confirmation n’était pourtant pas gagnée d’avance. En effet, alors qu’une réunion avec ses têtes de liste était prévue ce mardi matin à 8 heures suivie d’une seconde réunion à 9 heures avec son équipe de campagne, Agnès Buzyn avait tout simplement décidé d’annuler ces rencontres. Paul Midy, son directeur de campagne, avait ainsi envoyé hier, tard dans la soirée, le message suivant à ses collaborateurs : « Bonsoir à tous, désolé pour le changement de dernière minute, la réunion de demain matin est décalée. Nous reviendrons vers vous demain dans la journée pour caler un nouveau créneau. Bonne soirée à tous ». Une annonce qui avait relancé de vives rumeurs sur son éventuel retrait de la campagne, avant que l’ancienne ministre confirme une réunion par visioconférence dans l’après-midi.

Des hésitations et incertitudes

La semaine dernière, lors d’une précédente réunion, la candidate LREM avait laissé planer le doute sur son engagement. Selon plusieurs participants, elle aurait « dit à tout le monde que chacun pouvait faire sa campagne dans son arrondissement et qu’elle comprenait si certains ne voulaient pas mettre sa photo sur les affiches ». « Je croirai qu’elle est candidate quand j’aurai une dépêche avec une citation d’Agnès Buzyn dans laquelle, elle dit qu’elle est candidate », déclarait également un de ses colistiers. Gaspard Gantzer, tête de liste LREM dans le VIème arrondissement, a avoué que la candidate « a hésité », mais que dorénavant il la sent « extrêmement déterminée ». « Si Buzyn reste, ça va être un enfer, on va se faire incendier sur les marchés », déclarait aussi, très justement, un de ses soutiens.

Des propos polémiques

Pourquoi une si longue absence ? En effet, la candidate ne s’est pas exprimé depuis le tollé qu’elle avait provoqué en déclarant au journal le Monde, le 17 mars dernier, avoir alerté le premier ministre Édouard Philippe dès le mois de janvier sur le danger du coronavirus. D’autre part, elle avait qualifié le premier tour de « mascarade », et avait assuré avoir fait part au gouvernement de son inquiétude sur le maintien des élections. Pourtant, le 24 janvier dernier, elle déclarait que « le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul » et que « les risques de propagation du virus dans la population sont très faibles ». L’ancienne ministre de la Santé était depuis revenue sur ses propos : « bien sûr, je n’aurai pas dû prononcer ces mots. » « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous », avait-elle également assuré.

Buzyn placée sous protection policière

Selon Le Point, Agnès Buzyn a été placée sous protection policière depuis un mois. Une protection octroyée par le ministère de l’Intérieur, et qui se justifierait par le nombre important d’insultes et de menaces dont l’ancienne ministre de la Santé souffrirait. Des propos à caractère antisémite seraient à l’origine du déclenchement du processus « Uclat 4 » de surveillance. Deux policiers sont donc mobilisés afin de garantir la sécurité de la macroniste, dont l’un qui fait également office de chauffeur au volant d’une voiture banalisée.

Les parisiens voteront-ils pour une ancienne ministre dont le dernier fait d’arme est d’avoir menti au peuple français en pleine crise sanitaire ? En politique, tout est possible.

Le Média pour Tous

Vous êtes les garants
de notre indépendance

SOUTENEZ-NOUS
Partagez l'info

Cher visiteur, les commentaires sont soumis à modération. Veuillez éviter les commentaires injurieux, appelant à la violence ou à la haine. Ils ne seront pas diffusés sur le site.

Par ailleurs, les commentaires n'engagent que leurs auteurs et en aucun cas le Média pour Tous.

S’abonner
Notifier de
3 Commentaires
plus ancien
plus récent Le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
2 mois il y a

Même pas honte! Elle devrait être traînée devant les tribunaux pour avoir préféré l’intérêt des laboratoires privés au traitement préventif du coronavirus. Elle et son mari sont responsables d’avoir empêché les médecins de ville de prescrire de l’hydroxychloroquine qui, associée à l’azithromycine aurait potentiellement évité des complications pulmonaires à certaines personnes. De nombreux pays ont administré ce médicament en rapport avec les études chinoises qui nous ont précédés. Mais si les gens avaient guéri trop vite.. Vous imaginez les “pauvres” laboratoires de recherche qui se seraient trouvés sans débouchés parce que les traitements hypothétiques très chers qu’ils s’apprêtaient à mettre… Lire la suite »

Avlula
2 mois il y a

Agnès Buzyn ne mentait pas (elle n’est pas devin, comme Raoult), elle ne pensait (peut-être) pas qu’on ferait tout (c’est-à-dire rien) pour que ce virus arrive et fasse du dégât.