Les tensions persistent autour de l’accès à l’aide humanitaire. L’opposant Juan Guaido s’est rendu à la frontière avec la Colombie pour tenter de faire entrer l’aide américaine.

Crise dans la crise vénézuélienne, la confrontation autour des cargaisons de vivres et de médicaments stockées aux frontières du pays approche de son dénouement dans une atmosphère de tensions accrues. Juan Guaido, la figure de proue de l’opposition, reconnu comme chef d’état légitime par une partie de la communauté internationale, avait fixé la date du 23 février pour l’entrée en territoire vénézuélien de l’aide humanitaire envoyée par ses alliés étrangers et actuellement bloquée aux frontières.

Or, à quarante-huit heures de l’échéance, aucune solution négociée n’est en vue. Jeudi 21 février, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a en effet annoncé sa décision de fermer totalement la frontière avec le Brésil « jusqu’à nouvel ordre ». « Le gouvernement brésilien n’a pas identifié pour le moment de possibilités de frictions parce que l’on parle d’aide humanitaire », a déclaré le porte-parole de la présidence brésilienne, Otavio Rego Barros, qui a ajouté que le Brésil comptait maintenir son soutien logistique pour l’acheminement cette aide samedi au Venezuela.

Nicolas Maduro a également menacé de clore la frontière avec la Colombie. C’est pourtant dans cette direction que se dirigeaient jeudi soir M. Guaido et ses partisans dans l’idée de faire pression sur place afin d’obtenir l’entrée de l’aide.

Nicolas Maduro a de son côté dénoncé des « provocations » communes de la part du président colombien, Ivan Duque, et du président américain, Donald Trump. « Je tiens M. Ivan Duque pour responsable de toute violence à la frontière », a averti M. Maduro, qui a également appelé l’armée colombienne à ne se prêter à aucune agression contre le Venezuela. Ces déclarations intervenaient après le départ de M. Guadio et de ses partisans de Caracas.

De l’aide vénézuélienne annoncée pour la Colombie

« C’est confirmé, il est en route », a rapporté à l’Agence France-Presse (AFP) un collaborateur de l’opposant. Des journalistes de l’AFP ont par ailleurs constaté qu’une dizaine de véhicules avaient quitté en fin de matinée Caracas, mais sans pouvoir préciser si M. Guaido se trouvait dans ce convoi. Une autre caravane composée de plusieurs autocars a également quitté la capitale avec à son bord des députés d’opposition. Elle a reçu des gaz lacrymogènes tirés par des militaires qui avaient placé des obstacles pour empêcher sa progression sur une route de l’Etat de Carabobo, dans le nord du pays. Aucun incident grave n’a toutefois été à déplorer.

Source lemonde.fr – lire la suite de l’article

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