Les 200 salariés d’une usine francilienne cédée par la société Arjowiggins et qui fabrique du papier sécurisé pour les cartes grises ou les billets de banque, ont commencé à brûler le stock pour faire pression sur les pouvoirs publics. Leur usine est sur le point de fermer.

Va-t-on manquer en France de papier pour les cartes grises? C’est la menace que brandissent les 200 salariés de l’usine de Crèvecoeur, à Jouy-sur-Morin (est de la Seine-et-Marne), exploitée par la société Arjowiggins Security, et placée en liquidation judiciaire, mi janvier 2019. Sur ce site, est fabriqué le papier sécurisé utilisé en France pour la confection des papiers administratifs non falsifiables comme les cartes grises. L’usine fabrique aussi du papier pour billets de banque.

Depuis l’annonce de la liquidation de leur entreprise, les salariés occupent le site industriel qui doit fermer d’ici à la fin du mois de janvier 2019. Ils estiment qu’ils ont été laissés pour compte par leur direction et les pouvoirs publics et considèrent le précieux stock de papier sécurisé pour cartes grises comme une “monnaie d’échange”.

L’ex-propriétaire de l’usine, Arjowiggins Security, avait été vendu en avril 2018 par le groupe papetier français Sequana au fonds d’investissement germano-suisse Blue Motion Technologies Holding. Mais cette reprise n’a pas été suivie d’une relance de l’activité.

Une partie du stock a déjà été brûlé

Ces salariés dont l’usine est sur le point de fermer ont commencé à mettre leur menace à exécution en brûlant une partie du stock de papier sécurisé pour cartes grises afin d’interpeller l’État et obtenir des conditions de licenciement décentes , a-t-on appris de source syndicale.

“L’État a un besoin urgent de ce papier car nous sommes les seuls en France à en produire. D’ici deux mois, il y aura une pénurie de cartes grises”, a déclaré au quotidien Le Parisien Patrice Schaafs, délégué syndical CGT et secrétaire du comité central d’entreprise de Arjowiggins Security.

Trois usines d’Arjo Wiggins en redressement judiciaire

Pour ce syndicaliste, les salariés attendant de l’État qu’il verse de l’argent ou force un tiers à la faire comme l’ancien propriétaire Sequana.

Ce dernier n’est pas au bout de ses peines puisque trois autres sites de production français du papetier Arjowiggins (filiale du groupe Sequana) ont été placés en redressement judiciaire début janvier 2019. Les sites concernés d’Arjowiggins à Bessé-sur-Braye et du Bourray à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe), ainsi que l’usine de pâte à papier Greenfield à Château-Thierry (Aisne), représentent 900 salariés au total.

Source bfmtv.com – lire la suite de l’article

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