DÉBAT – Questionné par des enfants sur la crise des Gilets jaunes à l’occasion d’un déplacement ce jeudi dans le cadre du Grand débat national, le chef de l’Etat a identifié deux phases du mouvement, dénonçant celle menée par des “ultras”.

Ce jeudi, le président de la République Emmanuel Macron était en visite à Beaupréau-en-Mauges, dans le Maine-et-Loire. L’occasion pour lui d’aller à la rencontre d’enfants. Lors de ces échanges, qui ont duré environ deux heures, le chef de l’Etat a notamment été interrogé sur le mouvement des Gilets jaunes, qui dure depuis bientôt 20 semaines.

A la question “Que pensez-vous des Gilets jaunes ?”, le président de la République distingué deux “types” de manifestants, liés à deux phases du mouvement : “Au début, en novembre dernier, les gens qui ont mis des gilets jaunes, c’était plutôt des gens qui se disaient : ‘Ce n’est pas juste, on doit prendre la voiture pour aller travailler et c’est de plus en plus cher, on a plein de contraintes et on ne vite pas bien.” À ceux-là, a-t-il ajouté, le président a “envie d’apporter une réponse”.

“On a essayé d’apporter des premières réponses au mois de décembre, de faire des choses pour qu’ils gagnent mieux leur vie, qu’ils vivent mieux”, a poursuivi Emmanuel Macron. Et puis, on fait ce Grand débat pour qu’au fond, tous ces problèmes qui ont été dit, il faut qu’on les déplie ensemble et que l’on trouve les bonnes solutions.”

On a vu arriver des gens hyper violents, qui ont tout cassé. Eux, ce sont les Gilets jaunes que je n’aime pas. Emmanuel Macron, le 28 mars 2019.

“Et puis, on a vu arriver des gens hyper violents, qui ont tout cassé. (…) Et eux, je ne suis pas du tout d’accord avec eux. Alors eux, ce sont les Gilets jaunes que je n’aime pas. (…) Pour qu’une société marche, il faut que chacun se respecte. Il n’y a rien qui justifie de casser, d’attaquer les forces de l’ordre, de ne pas être respectueux avec les gens, d’insulter. Ça, c’est inacceptable, il n’y a aucun cause qui justifie cela. Et là, il faut être intraitable”, a ajouté le chef de l’Etat sur un ton plus ferme, indiquant que la fin du mouvement le plus vite possible “serait le mieux”.

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