Sauvons Assange !


Ce mercredi 29 janvier à Bruxelles, le Comité Free Assange Belgium et le groupe Belgium4Assange ont organisé l’ « Assange day », une journée dédiée à la liberté d’expression et d’information, en soutien au fondateur de Wikileaks.

Le père de Julian Assange, John Shipton, et son avocate Annemie Schaus étaient présents à cette manifestation. Ils étaient accompagnés par diverses personnalités comme le directeur de l’information de la Radio Télévision Belge Francophone Jean-Pierre Jacqmin, la présidente de la Ligue des Droits Humains Olivia Venet, ou encore Edwy Plenel, le cofondateur de Mediapart.

En fin de matinée, un Academic Honoris Causa a été remis aux lanceurs d’alerte Julian Assange, Chelsea Manning, Sarah Harrison et Edward Snowden par la Carta Academica, une organisation regroupant des universitaires engagés. Dans l’après-midi, l’artiste italien Davide Dormino a inauguré des statues de bronze à l’effigie de trois des lanceurs d’alerte cités. Elles ont été dévoilées place de la Monnaie, rebaptisée « place Julian Assange » pour l’occasion.

D’après Annemie Schaus, les quelques 120 personnalités mobilisées autour de la libération du fondateur de wikileaks, demandent au gouvernement belge un engagement ferme afin d’« améliorer les conditions de détention d’Assange et pour que le droit au procès équitable soit respecté ». Elle évoque même la possibilité de lui « proposer un titre de séjour ».

Elle tire également la sonnette d’alarme concernant son état de santé. Suite à son entretien avec lui le 27 décembre dernier, elle déclare qu’« il est dans un très mauvais état. Il a vraiment maigri, il est en très mauvaise santé […]. Il est à l’isolement le plus complet 23h sur 24h. Il peut sortir une heure, seulement dans une petite cour. Il ne voit pas les autres détenus. » D’après elle « deux médecins ont confirmé, à deux reprises, que ses jours étaient en danger ». Rappelons que depuis le 24 janvier, Assange n’est plus en cellule d’isolement, comme l’a annoncé Joseph Farell, le porte-parole de Wikileaks.

Cependant, Julian Assange risque toujours 175 ans de prison aux États-Unis, où il est accusé d’espionnage. Il a publié en 2010, sur sa plateforme Wikileaks, des documents compromettants mettant en cause les exactions commises par le gouvernement américain durant les guerres en Irak et en Afghanistan. Pourchassé et malmené, notamment par ses « confrères » journalistes, et par la justice, il a choisi en 2010 de se réfugier dans l’ambassade d’Équateur à Londres. L’ancien Président du pays, Rafael Correa lui avait alors accordé l’asile politique. C’est lorsque que son successeur, Lenin Moreno, est arrivé à la tête du pays, que Julian Assange a été remis aux autorités britanniques. Depuis le 11 avril 2019, il est incarcéré dans la prison de haute sécurité de Belmarsh. Le procès pour son extradition vers les États-Unis débutera le 24 février prochain.

Pour en savoir plus sur le scandale de l’affaire Assange :

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Rauch Michel
6 mois il y a

Excellente interview de V Dedaj . Excellente explication et éclairage sur ce que devient la liberté de la presse et la protection des sources dans l’empire anglo américain.

Zora
6 mois il y a

Une bonne initiative à soutenir en espérant que les consciences s’éveillent..