La liste des produits qui ont brûlé à Lubrizol fait froid dans le dos


Mais tout va bien (selon le gouvernement) !

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La préfecture de Rouen a rendu publique la liste des produits stockés dans l’entrepôt A5 de l’usine Lubrizol au moment de l’incendie… Et leur énumération est plus qu’inquiétante.

En effet, 5253 tonnes de produits sont partis en fumée, et au-delà des substances relativement inoffensives comme celles classées H304 ou H315 qui provoquent des irritations cutanées et respiratoires, on retrouve, dans cette fameuse liste, 856 tonnes de produits classés H304 qui s’avèrent être “mortels en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires”, comme on peut le lire sur ce site listant les mentions de danger H, suivant la nomenclature établie par l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques (Ineris). Nous rappelons que Sybeth Ndiaye avait parlé d’un air parfaitement “respirable” lors de ses divers exercices de communication, en plus de prétendre qu’à la place des Rouennais elle serait restée à Rouen après l’incendie de l’usine Lubrizol.

Par ailleurs, parmi les produits stockés en grande quantité dans l’entrepôt incendié, certains portent l’étiquette H360F – “Peut nuire à la fertilité ou au fœtus” -, ou encore H410 et H412 : “Très toxique” et “Nocif pour les organismes aquatiques, entraîne des effets néfastes à long terme”. On trouve également des substances de catégorie H318 qui “Provoquent des lésions oculaires graves” et ainsi de suite.

Tous ces éléments contredisent totalement les déclarations du gouvernement qui affirmait qu’il n’y avait rien de nocif dans cette fumée.

Des mélanges de produits toxiques…

Il faut préciser que ces produits ayant brûlés de manière conjointe, ils se sont mélangés au moment de l’incendie ce qui donne lieu à la formation de substances encore plus dangereuses, dont seule une analyse plus poussée pourra déterminer la dangerosité, comme l’explique Simon Choumer, expert en chimie industrielle et environnementale :

“Les suies, qui sont composées de particules de carbone extrêmement poreuses, se sont potentiellement gorgées de ces produits. Pour se prononcer sur les dangers de cette catastrophe, c’est leur analyse détaillée qui sera décisive”.

Nous ne pouvons que recommander fortement à nos lecteurs qui se trouveraient dans la région de Rouen de ne surtout pas toucher ces suies.

Tout cela éclaire sous un jour particulier la déclaration d’un employé de Lubrizol qui affirme, sous couvert d’anonymat :

“La gestion de crise a été catastrophique, on n’a eu aucune consigne. Ils n’étaient pas prêts à évacuer une ville de 100.000 personnes, alors que pour moi, connaissant la nature des produits, ça aurait du être fait, ne serait-ce que par principe de précaution”

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