Un vrai désastre écologie

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Alors que la fuite d’hydrocarbures transforme les eaux turquoises de l’Océan Indien en marée noire, les autorités et citoyens mauriciens continuent de se mobiliser pour tenter d’atténuer l’ampleur de la catastrophe.

Le 25 juillet dernier, le vraquier Wakashio, s’est échoué au large de l’île Maurice, sur les coraux de Pointe d’Esny. Le cargo japonais venait de quitter la province de Jiangsu en Chine et devait amarrer le 13 août au Sud du Brésil. Le ministère de l’Environnement mauricien a annoncé, 12 jours après son naufrage, la présence d’une brèche dans la coque du navire, qui laisse, depuis,  s’échapper plusieurs tonnes d’huile lourde, menaçant la faune et la flore de l’île et de ses eaux.

L’« état d’urgence environnemental » déclaré

Suite à ce drame écologique, Pravind Jugnauth, le Premier ministre mauricien a déclaré l’« état d’urgence environnemental » et a demandé de l’aide à l’État français. Emmanuel Macron y a répondu favorablement en mobilisant des moyens techniques et humains depuis La Réunion. Quant à la société japonais Nagashiki Shipping, propriétaire du bateau, elle a présenté ses excuses ce lundi au peuple mauricien et s’est engagé à faire son « maximum pour protéger l’environnement et atténuer les effets de la pollution ». Le Japon a annoncé l’envoi de six experts afin d’aider les autorités mauriciennes à faire face à cette catastrophe écologique.

Une fuite de 1.000 tonnes d’hydrocarbures

Sur les 4.000 tonnes d’hydrocarbures que le navire contient, près d’un quart se serait échappé et déversé dans les eaux turquoises de l’Océan Indien. Les mauvaises conditions météorologiques ont considérablement freiné les hélicoptères, chargés d’acheminer une partie du carburant pompé vers la côte. Malgré les intempéries, le premier ministre mauricien a annoncé ce dimanche soir, qu’il n’y avait plus de fuite d’huile lourde provenant du réservoir fissuré du bateau. 510 tonnes ont ainsi pu être retirées et une partie a été transférée dans l’un des deux réservoirs du navire encore intacts. Il resterait actuellement, encore 2.500 tonnes d’hydrocarbures à bord.

Les Mauriciens se mobilisent

Les Mauriciens se sont quant à eux réunis ce 9 août sur les côtes touchées par la catastrophe. Plusieurs milliers de volontaires ont créé des barrages flottants en chanvre et tissu afin de limiter l’avancée de la nappe de carburant.

Certains, équipés ou non,  de masques et de gants de caoutchouc, ont tentés de ramasser dans des sceaux, les produits échappés du navire.

Maurice, en état d’urgence

Le peuple mauricien est effectivement en alerte depuis le 25 juillet. L’activité économique de l’île, et la nourriture des Mauriciens, dépendent en grande partie de ses eaux : « la pêche est notre seule activité. Nous ne savons pas comment nous pourrons nourrir nos familles » se désole un pêcheur. De plus, le pays voit sa riche biodiversité marine et ses beaux récifs coralliens, menacés par cette catastrophe. Et la situation est malheureusement loin de s’arranger: des plongeurs ont repéré de nouvelles fissures dans la coque, ainsi qu’un agrandissement de la brèche principale. Certains scientifiques craignent que le vraquier ne se fracture, laissant s’échapper la totalité du carburant, dans les eaux protégées de Maurice.

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