"Les actes sont des fruits, les paroles ne sont que des feuilles." Proverbe anglais


Cette semaine Emmanuel Macron se rendait au Mont-Blanc pour clamer son amour pour l’écologie. Mais du côté des associations environnementales et de l’opposition personne n’est dupe ; le bilan écologique du gouvernement est catastrophique.

Alors que de plus en plus de Français prennent conscience des enjeux écologiques, Emmanuel Macron poursuit ses opérations de greenwashing. Mais comme chez les grandes entreprises, entre les paroles et les actes il y a un gouffre. Gouffre que le président français ne semble pas prêt à franchir…

« Une vaste opération de communication pour verdir son image avant les municipales »

Pendant ce temps, la mer de glace, plus long glacier de France, fond bel et bien ; depuis 1850, il a même reculé de 2km. Le chef de l’État et ses équipes médiatiques étaient donc venus sur place pour verser quelques larmes. Larmes de crocodiles ? Sans aucun doute pour l’opposition. On a ainsi pu entendre François Ruffin parler d’un « sommet de la foutaise et de l’hypocrisie », dénonçant le manque de mesures concrètes du gouvernement, notamment sur le transport de marchandises. Même son de cloche pour Greenpeace qui évoque « une vaste opération de communication pour verdir son image avant les municipales ».

Certains médias se prêtent même volontiers au jeu. Le Parisien met ainsi en scène un président « prêt pour le combat du siècle » et explique que le chef de l’État « a amorcé le virage écologique de son quinquennat ». Le Point en remet une couche et titre « Emmanuel Macon à l’heure de l’environnement » affirmant même qu’il s’agit de « la priorité de sa fin de quinquennat ».

Make our planet great again … ou pas

Mais depuis le début de ce quinquennat, beaucoup ont compris que chez Emmanuel Macron, l’écologie n’était qu’un prétexte pour récolter quelques voix égarées. Si les engagements oraux ont été nombreux, les actes peinent à suivre. On se souvient notamment du fameux « Make our planet great again » ou de la nomination d’un Nicolas Hulot privé de budget et de marge de manœuvre, à tel point qu’il a abandonné ses fonctions.

Le bouffon de l’écologie

Pour les véritables écologistes, le compte n’y est pas, et les faits sont têtus. Le média engagé, reporterre.net dénonçait ainsi le « pitoyable bilan de M. Macron en écologie ». Cette semaine, il allait même jusqu’à le traiter de « bouffon », rappelant notamment que la France ne respectait pas ses engagements sur le climat. Des traités de libre échange comme le CETA, propices aux émissions de CO², ont par ailleurs été mis en place par ce même gouvernement. Macron a de même trahi sa promesse sur le glyphosate et il a favorisé les camions au détriment du fret. Le gouvernement n’a par ailleurs rien fait pour diminuer la consommation de protéines carnées et il a également coupé dans le budget destiné à l’agriculture bio. Enfin, l’ex banquier de Rotschild s’est aussi embourbé sur les énergies renouvelable ou rien n’a été fait et où des milliards d’euros ont été gaspillés dans la centrale nucléaire de Flamanville.

Alors que les catastrophes environnementales se multiplient, comme on a pu le voir en Australie, et que de nombreux documentaires nous alertent, on peut légitimement se demander si un sujet d’une telle importance ne mérite pas mieux que les pirouettes grotesques dont nous gratifient les ultra-libéraux pour obtenir quelques bulletins aux élections…

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