L’aide se fait plus attendre que pour les banques centrales…

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Prises au dépourvu par la crise sanitaire, les Banques alimentaires se retrouvent en difficulté et craignent la pénurie.

Les plus pauvres n’ont pas fini de trinquer. La crise sanitaire a fait de nombreux dégâts, notamment dans le secteur économique et les répercutions sont désastreuses. Alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis le début de la crise, les aides pour soutenir les plus démunis en pâtissent. Face à cette augmentation de la précarité, les Banques alimentaires peinent à suivre, et bon nombre d’entre elles craignent une pénurie de denrées alimentaires et produits d’hygiène.

La demande s’élargit

La crise économique n’a pas épargné les classes les plus modestes. Parmi les nouvelles fréquentations des Banques alimentaires, on voit le nombre d’étudiants et de personnes âgées augmenter significativement, mais pas seulement. Les travailleurs aussi viennent demander une aide alimentaire. « Une catégorie de population qu’on ne connaissait pas habituellement » a expliqué Aurélie Racine la présidente de la Banque alimentaire de Toulouse, au micro de RTL. « Nous sommes passés de 10.000 bénéficiaires par semaine […] à 20.000 par semaine” a-t-elle ajouté.

Les stocks vidés durant le confinement

Les banques alimentaires ont vu leurs réserves s’amincir avec ces nouvelles sollicitations. L’impossibilité d’organiser une collecte de printemps durant la crise, a aggravé la situation. Alors que les réserves devaient répondre aux besoins jusqu’à la fin de l’année, certaines associations, prises au dépourvu, n’ont déjà plus grand chose à distribuer pour le mois de juillet. Comme en Gironde, où la Banque alimentaire a fait un appel aux dons dématérialisés dans les grandes surfaces. À Toulouse, Aurélie Racine lance un appel à soutien. « On a plus de 150 tonnes de besoins en produits secs. On lance un appel aux grands partenaires, qu’ils soient privés ou publics, pour nous aider à terminer 2020 » a-t-elle déclaré.

Dans les DOM la situation est également critique

À La Réunion, 1800 colis hebdomadaires ont été livrés durant le confinement au lieu des 625 habituels. Même si la Banque alimentaire a pu compter sur de nombreux bénévoles et aux soutiens financiers du Département et de la Région, la solidarité reste fragile : « Nous avons lancé un appel aux supermarchés, aux entreprises locales et aux industriels. Notre cri d’appel a été entendu mais pas suffisamment. Passé septembre nos greniers seront vides », rappelle Marcel Techer le président de la Banque alimentaires des Mascareignes.

En Guadeloupe, la demande est en hausse de 70%. Malgré le travail des 39 partenaires associatifs de la Banque alimentaire du département, de nouvelles initiatives ont été mises en place pour faire face à la crise. Durant le confinement, l’équivalent de cinq mois de denrées ont été distribués.

Pour les plus pauvres d’entre les pauvres, il est incontestable que l’aide de l’État se fait attendre. N’est pas multinationale qui veut.

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