Facebook a banni plusieurs personnalités politiques très populaires, au motif qu’elles promouvraient «la haine». Les concernés s’inquiètent des dérives d’une «société autoritaire contrôlée par une poignée de géants de la Silicon Valley».

Engagée depuis des mois dans une grande entreprise de contrôle des contenus publiés sur sa plateforme – de censure pour ses détracteurs – le réseau social Facebook et sa filiale Instagram a franchi un nouveau cap le 2 mai.

Arguant lutter contre les promoteurs de discours extrémistes, violents, antisémites, racistes ou encore complotistes, la firme de Palo alto a annoncé avoir banni de ses plateformes plusieurs célèbres figures anglo-saxonnes, notamment le très populaire commentateur politique Paul Joseph Watson, le polémiste conservateur britannique Milo Yiannopoulos, le leader de l’organisation Nation of Islam Louis Farrakhan, le fondateur du site Infowars Alex Jones, ou encore le membre du parti républicain Paul Nehlen et la journaliste Laura Loomer, passée par Rebel Media et Project Veritas.

«Nous avons toujours interdit les individus ou organisations qui promeuvent ou se livrent à la violence et la haine, quelle que soit l’idéologie», a justifié un porte-parole de l’entreprise, semblant vouloir devancer les accusations de biais idéologique qui lui sont fréquemment renvoyées. Parmi les personnalités bannies, toutes sont proches de la droite ou de la droite alternative, à l’exception de Louis Farrakhan. L’organisation américaine «Media Matters for America», fondée par David Brock, un consultant politique qui dispose d’une grande influence au sein du parti démocrate, a d’ailleurs salué dans un communiqué «un pas dans la bonne direction» de la part du réseau social.

«Purge politique»

Pour les concernés, la réaction est évidemment tout autre. «Dans une société autoritaire contrôlée par une poignée de géants de la Silicon Valley, toute dissidence doit être purgée», a déclaré Paul Joseph Watson dans un message très partagé sur Twitter, où il explique n’avoir «enfreint aucune règle» du réseau. Et le commentateur politique au plus d’un million et demi d’abonnés sur Youtube de noter, dans une vidéo, que Facebook conservait dans le même temps sur sa plateforme des comptes liés aux Antifas qui menacent pourtant ouvertement d’assassiner le président américain Donald Trump.

«Ils m’ont mis sur une liste avec des terroristes, des trafiquants d’être humains et des tueurs en série, parce que je critique l’art moderne, l’architecture moderne, parce que j’ose critiquer l’immigration de masse, parce que j’ose critiquer un système de pensée», a-t-il poursuivi, avant de conclure : «Nous vivons dans un monde clownesque.»

La catégorie «individus et organismes dangereux» de Facebook sur laquelle ces personnalités sont désormais inscrites est en effet définie ainsi : «Afin d’éviter et d’empêcher toute nuisance et tout danger dans le monde réel, les organisations ou individus impliqués dans les activités suivantes ne sont pas les bienvenus sur Facebook: les activités terroristes, la haine organisée, les meurtres de masse ou en série, la traite des personnes, la violence ou les activités criminelles organisées.»

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