Didier Lallement, « l’éborgneur », nommé commandeur de la Légion d’honneur par la Macronie


La noblesse selon Macron


Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, est devenu ce 14 juillet commandeur de la Légion d’honneur. Une récompense perçue par beaucoup comme une énième provocation.

Le haut grade de « commandeur de la Légion d’honneur » est décerné par les ministres eux-mêmes qui décident de l’attribuer à un individu qui aurait agit de façon « noble ». Pour le commun des mortels, il faut bien avouer que « noble » n’est pas le premier adjectif qui vient à l’esprit lorsque l’on pense à Didier Lallement qui a été impliqué dans de nombreuses polémiques.

Récompenser la répression

« En quelques mois, la police a blessé autant de manifestants qu’en 20 ans ». Voilà le bilan terrible que dresse le journaliste indépendant David Dufresne de la gestion du mouvement des Gilets Jaunes. Au commencement des manifestations, Didier Lallement, lui, n’est pas encore préfet de police de Paris, mais il officie déjà à Bordeaux où il est connu pour sa politique très répressive. La police à ses ordres n’avait d’ailleurs pas hésité à matraquer un député de la République.

« Nous ne sommes pas dans le même camp Madame »

Après son arrivée à la tête de la Police de Paris en mars 2019, Didier Lallement poursuit la politique répressive de son prédécesseur. Celle-ci semble même devenir une norme pour toutes les manifestations de protestation organisées dans la capitale. Face à une gilet jaune pacifiste, le préfet délaisse même sa neutralité républicaine pour proclamer : « nous ne sommes pas dans le même camp Madame ». Par là même, il se place comme un défenseur du gouvernement Macron, et non plus comme un garant de l’ordre républicain. Entre le peuple et le, désormais, surnommé « éborgneur », le divorce est consommé.

La violence pour doctrine

Également décrié pour sa gestion d’une manifestation féministe pacifique, pour l’affaire Zecler ou encore pour la disproportion de l’action de certains policiers pour faire respecter le confinement, Lallement sera même impliqué dans une enquête pour faux témoignage. Un signalement bien sûr classé sans suite par la Macronie.

Vague d’indignation

Parmi les observateurs, et notamment l’opposition, une vague de protestation est donc sans surprise montée contre la récompense accordée au préfet de Paris. Le député LFI, Loïc Prudhomme évoque ainsi un « royaume de la répression et du contrôle social ». Le président de l’UPR, François Asselineau dénonce, quant à lui, le « mépris, la violence et la haine » d’Emmanuel Macron. De son côté la journaliste Salomé Saqué refait le bilan d’une « répression très violente », tout comme la candidate aux primaires EELV, Sandrine Rousseau. À défaut d’une récompense méritée, voilà Didier Lallement au moins chaudement rhabillé pour l’hiver.

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Alain66
15 jours il y a

Ils nous pissent dessus sans même essayer de nous faire croire qu’il pleut !!!

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