Des participants à la journée de manifestations et de grèves organisée ce mardi à l’initiative de syndicats ont expliqué à Sputnik pourquoi ils étaient descendus dans la rue. Selon eux, les violences enregistrées pendant la mobilisation des Gilets jaunes ne sont rien par rapport à la violence sociale dont le gouvernement est responsable.

a grève nationale, qui s’est tenue ce mardi en France à l’initiative des syndicats CGT et FO, mais aussi d’organisations de jeunes, devrait montrer au gouvernement la nécessité d’écouter les revendications du peuple pour éviter la montée de violences et une révolution, ont estimé plusieurs manifestants interrogés par Sputnik.

«S’il y a quelques vitrines cassées, tant pis. Mais la pire des violences, c’est de voir tous ces gens qui dorment dehors, qui n’ont pas de logement, qui n’ont pas de boulot. C’est une violence sociale dont on ne parle jamais. Et c’est la pire» dans un pays assez riche comme la France, a indiqué un retraité, Marc.

 

Une autre manifestante, Michèle, qui portait un gilet jaune, a commencé par saluer la décision des syndicats d’organiser une action de protestation pour protéger le peuple alors qu’il n’y avait jusque-là «que les Gilets jaunes».

À son avis, «on va vers la révolution» et seul le départ du gouvernement et la tenue de nouvelles élections pourraient régler la situation qui pourrait encore s’aggraver après la décision annoncée par le Premier ministre Édouard Philippe de prendre des mesures exceptionnelles pendant les manifestations.

«La violence sociale qu’on vit depuis des années, cela, c’est une réelle violence: ne pas pouvoir nourrir ses enfants, d’être dans la galère […]. C’est de la violence qu’on vit au quotidien. Le mettre en relation avec quelques vitrines, non […]. On en est là, en France. Il y a tant de SDF, de gens qui vivent sous le seuil de pauvreté. C’est les émeutes de la faim et tout peut aller dans n’importe quel sens», a noté Michèle à Sputnik.

Un autre participant à la grève nationale a précisé que pendant l’action de ce mardi les organisations syndicales portaient «les revendications des salariés, notamment en terme de revalorisation des salaires» et la défense du service public de proximité.

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