La colère gronde…

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Certains n’ont pas attendu bien longtemps avant de crier leur colère. Lundi 11 mai, lors du premier jour de déconfinement, de nombreuses personnes se sont réunies partout en France afin de manifester. Bravant l’interdiction de rassemblement, ces actions ont mené à quelques interpellations.

Après deux mois d’arrêt forcé, les manifestations ont repris de plus belle un peu partout sur le territoire français. Ainsi, lundi 11 mai, le premier jour de déconfinement, de nombreux manifestants ont décidé de ne pas respecter les règles d’état d’urgence sanitaire pour crier leur mécontentement. Gilets Jaunes, écologistes, défenseurs du service public se sont donc réunis dans les rues… suivis de près par les forces de l’ordre.

Les Gilets jaunes à Paris

Bien que la capitale soit une zone très touchée par le virus, de nombreux manifestants se sont rassemblés Place de la République à Paris. Ils ont rapidement été rejoint par la BRAV-M, dépêchée sur les lieux. Les Gilets jaunes, encerclés, se sont vu adressés une amende de 135 euros pour « participation à une manifestation interdite ».

Certains protestataires ont également tenté de manifester devant le ministère de la Santé et des Solidarités, réclamant « des comptes au gouvernement ». Là aussi, leur tentative a rapidement été entravée par la police.

L’arrestation de Christophe Chalençon

Christophe Chalençon, une des figues des Gilets Jaunes a été arrêté porte d’Italie le 11 mai, suite à la mise en ligne d’une vidéo où il appelait à « renverser le pouvoir oligarchique ». Il est depuis poursuivi pour « provocation à la commission d’atteinte volontaire à l’intégrité de la personne », « provocation à la commission de crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation » et « provocation à s’armer contre l’autorité et l’État ». Son avocat, Maître Philippe de Veulle, a condamné cette interpellation auprès du Parisien : « On fait face à une justice à deux vitesses, applicable immédiatement aux faibles, et une autre justice clémente avec les forts », faisant référence au projet de loi d’immunité visant à protéger le gouvernement dans la mauvaise gestion de la crise sanitaire.

Les violences policières

Suite à plusieurs appels collectifs, une manifestation contre les « violences policières » a eu lieu en fin de journée devant la mairie de L’Île-Saint-Denis. La manifestation n’a pas été bien accueillie par tous les habitants de la commune, qui craignent une nouvelle vague épidémique dans cette banlieue particulièrement touchée.

Des militants écologistes à Marseille

Le mouvement Extinction Rébellion a fait parler de lui dans la deuxième plus vieille ville de France. Une cinquantaine de militants ont marché le long de la Canebière afin de protester contre un retour à « une consommation excessive ». D’après leur compte twitter, les militants auraient scandés, sous la pluie, plusieurs slogans « dites la vérité », « plus de fric pour les hôpitaux, par pour Bernard Arnault » sur l’air de « la chenille ». « Cinq personnes ont été placées en garde à vue, suite au refus de se disperser » a confié une source policière à l’AFP.

L’hôpital public soutenu à Toulouse

Dans la ville rose, un groupe de manifestants s’est rassemblé devant l’hôpital Purpan, mis à rude épreuve au pic de l’épidémie de Covid-19. Le conseiller régional Jean-Christophe Sellin a salué le travail du personnel soignant depuis le début de la crise sanitaire : « Ce soutien [à l’hôpital public] on l’a toujours témoigné bien avant la crise […] les coupes […] de l’austérité ont supprimé des dizaines de milliers de lits, des milliers de postes et des milliards de crédits. Au moins cette crise révèle la question de l’intérêt général ».

La colère des Français, face à la mauvaise gestion de la crise, a visiblement eu raison de la distanciation sociale. L’heure est certes à la prudence, mais aussi aux règlements de comptes.

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Zora
2 mois il y a

Impossible de visionner certaines vidéos que quelqu’un sait pourquoi