Cette semaine, nous constatons la poursuite de la très forte hausse des contaminations, conjuguée à une inquiétante hausse des entrées en réanimation, notamment en Île-de-France. Comme il était annoncé pour la mi-mars, l’épidémie s’emballe et les variants progressent toujours, nouveau signe de la gestion plus que calamiteuse du gouvernement.
I. Incidence en France
1-1 La situation au niveau national
Voici l’évolution du nombre de nouveaux cas dépistés en France depuis début mai :
On constate donc qu’après avoir été nettement atténuée par le deuxième confinement, l’épidémie a repris sa croissance dès début décembre.
Alors que l’épidémie fait l’objet d’analyses non-stop sur les « chaines de commentariat continu » par des experts généralement peu compétents, on observe que la mise en place du couvre-feu il y a 100 jours avait fait passer la croissance de l’épidémie d’exponentielle à grossièrement linéaire. Jusqu’à début mars.
Elle repart depuis lors en exponentielle.
On note bien ceci sur ce graphique représentant la croissance du nombre de cas (c’est-à-dire la fonction dérivée du nombre de cas) :
Rappelons que nous testons environ 4 % de la population adulte chaque semaine.
1-3 L’épidémie « réelle »
Comme on ne teste que les personnes qui se présentent, on oublie donc de tester les personnes symptomatiques qui ne le désirent pas, et les asymptomatiques qui n’ont pas été identifiés comme étant des cas contacts. Selon l’Inserm, on n’identifie pas entre la moitié et les deux tiers des personnes réellement contaminées.