Et ce malgré les aides de l’État…

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22% des chefs d’entreprise pourraient envisager de licencier du personnel prochainement, selon une étude de MyStaff publié ce jeudi 21 mai par Le Parisien. Certains secteurs seraient beaucoup plus touchés par ces licenciements que d’autres, à commencer par les secteurs de l’événementiel, du tourisme ou de la restauration.

Des chiffres d’affaires en chute libre depuis mi-mars

Le choc est encore palpable. Bien que le déconfinement ait permis la réouverture de la plupart des entreprises, beaucoup souffrent encore des 55 jours de confinement ayant entraîné leur fermeture, totale ou partielle. Malgré les milliards d’euros injectés par l’État, notamment à travers le report des charges, le chômage partiel ou les prêts garantis, de nombreuses entreprises estiment que la reprise, déjà entamée, risque d’être davantage difficile une fois les dispositifs d’aides coupés, normalement début juin pour la plupart d’entre elles.

Plus d’un patron sur cinq envisage de licencier

Selon une étude de MyStaff pour le Parisien, 22% des entreprises interrogées, de la start-up au grand groupe, envisageraient de licencier prochainement, suite au cataclysme économique causé par la crise du coronavirus. Ce serait, en moyenne, près de 20% des effectifs qui seraient visés par une prochaine vague de licenciements. Les secteurs les plus concernés seraient premièrement celui du « marketing, conseil et événementiel », suivi de près par celui de la « restauration, hôtellerie et tourisme ». À l’inverse, le secteur des « grandes et moyennes surfaces » serait celui le moins touché par la crise, et donc, par les licenciements. « Beaucoup anticipent la fin du chômage partiel, qui leur a permis de tenir jusqu’ici. Ils ne voient pas d’autres choix que de licencier pour éviter la faillite », analyse Jean-Baptiste Achard, le directeur général de StaffMe.

Une crise loin d’être terminée…

Les prochains mois s’annoncent compliqués pour l’économie française : de nombreuses grandes entreprises ont déjà annoncé vouloir se séparer d’une partie de leurs employés. C’est effectivement le cas de grands groupes internationaux, comme Uber, Airbnb ou Sodexo, mais également d’entreprises françaises, comme Conforama, Alinéa, La Halle ou bien même le géant automobile Renault qui envisagerait de fermer plusieurs usines. Contacté par Le Parisien, Alain Griset, président de l’U2P qui représente 2,8 millions d’artisans et commerçants, souhaiterait la prolongation du chômage partiel étant donné l’instabilité de la période post-confinement. « Il y aura de la casse, c’est certain. Aurons-nous 40.000 faillites d’entreprises, comme c’est le cas chaque année ? Ou bien 80.000 ? 500.000 ? Tout dépendra de la consommation des ménages… et de l’accompagnement de l’État : le chômage partiel doit perdurer jusqu’en septembre, voire octobre novembre », a-t-il déclaré.

Il est en tout cas désormais certain que la crise sociale à venir sera d’une très grande ampleur, et touchera en premier lieu les commerçants les plus fragiles.

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