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chronique gauloise 1

Juste retour des choses

 

Que les photos de la France en révolte sont belles ! Paris revit enfin ! Cette ville qui crevait sous l’embourgeoisement de droite et de gauche, sous le Commerce et la Banque, sous le fric et les fringues, craque de partout mais elle craque de vie, de soulagement, d’espoir. Cinquante ans après son expulsion, le grand peuple (qui a osé parler de « petit peuple » ?) réinvestit Sa ville, il revient là d’où le libéralisme l’avait chassé. Chassez le peuple, il revient au galop. Le réveil d’un peuple ça change des Black Friday, des soldes d’hiver et de la queue pour les macarons Ladurée. Mais bon, il paraît qu’ils sont bons.

Quand la France se réveille, c’est toute l’Europe qui tremble. Belgique, Allemagne, Portugal, Pologne commencent à enfiler leurs gilets jaunes. Les idées géniales ont toujours été simples : il suffit d’ouvrir la boite à gants, d’endosser la tenue de sécurité et n’importe qui se change en résistant au mondialisme. Puisque l’objectif n’est plus de limiter la taxe sur les carburants (la doléance de départ), mais de reprendre le pouvoir abandonné aux instances mondialistes, supranationales, européennes ou autres.

 

Le Grand soir est là et la presse ne veut pas le voir

 

Le peuple réveillé a pris goût à la parole, à la revendication et au combat et il sera très difficile de le rendormir, de le renvoyer dans sa niche, une niche de moins en moins chaude. Il faut croire que le peuple français est plus qu’une addition de Français (le tout > la somme des parties) : au cœur de ce peuple pas comme les autres bat un esprit qui ne meurt pas, que personne ne peut réduire, pas même les pires mondialistes (Macron, Sarkozy ou Hollande) à la tête des pires politiques (chômage, terrorisme et immigration de masse). Il y a fort à parier que c’est la grande armée en jaune qui va faire contagion plutôt que le quarteron de généraux en retraite, en charpie, en Bérézina que sont les Macron, Philippe, Castaner, Griveaux, Darmanin, tous ces résidus de l’alternance.

L’avenir dira si Novembre 2018 se hissera à la hauteur de ses grandes aînées 1789, 1830, 1848 et 1871. Mais après ce cinquième samedi d’action, vu l’état délabré des forces de l’ordre bancaire, les Gilets pourraient bien prendre un jour l’Elysée et attraper Macron. Pour lui faire quoi ? Rien de douloureux car ce président élu par l’alliance des Médias et de la Banque est devenu un fantôme depuis ce samedi noir du 8 décembre où il a littéralement disparu. Ce jour-là la France n’était plus gouvernée et elle allait bigrement mieux malgré les hurlements des journalistes affolés : Anarchie ! Chaos ! Insurrection !

 

Pas d’omelette (révolutionnaire) sans casser des œufs (oligarchiques)

 

Des commerçants ont perdu leur magasin car le fleuve jaune a charrié ses inévitables cailloux : casseurs du Renseignement déguisés en gauchistes et cas sociaux venus des ghettos pour piller la Marchandise. Ces deux formations parasites n’ont pas réussi à désorienter le mouvement car ni les flics-antifas ni les racailles (même engeance, mêmes méthodes, même but) ne sont porteurs de revendications. Ils sont à l’inverse le moyen de retourner les revendications sociales en appels à l’ordre, à la répression, à la léthargie. Ces aimants à matraquage attirent la foudre sur les Gilets : les handicapés, les retraités, les jeunes filles ne sont pas épargnés. Une injustice de plus dans la grande masse des injustices qui caractérisent ce système.

Ces coups physiques font moins mal que les coups sociaux de la Banque à travers les décisions du gouvernement : la baisse inexorable des salaires par la hausse cachée du coût de la vie (le TGV inabordable, la facture EDF qui grimpe toute seule), la paupérisation expliquée par la « communication » et la mondialisation par la fatalité. Tous ces changements (les spoliateurs appellent ça des « réformes ») font bien plus de dégâts existentiels qu’un nuage de lacrymo ou qu’un bâton sur une tête de Gaulois réfractaire. Et puis les coups réveillent la bête : le peuple français reprend goût à la résistance et à la castagne mais pour ça il a fallu lui taper longtemps sur la tête.« Les coups, oui ça fait mal » chantait Johnny, qui avait peut-être compris qu’ils étaient le passage obligé vers la conscience de classe.

 

Taper sur le système  

 

Pour renaître, le peuple français a dû fracasser sa coquille, une coquille faite de tous les interdits qui entravaient ses pensées, ses paroles, ses actions. Dès qu’un Français ouvrait sa gueule, les gardiens de la pensée dominante lui tombaient dessus et le harcelaient. BHL, Aphatie, Duhamel, Barbier, Cohen, Salamé, BFM, France Inter, plus personne ne peut les supporter. Ce régime autoritaire entretenu par la peur et parfois par la terreur quand il est trop contesté (Paris 2015, Nice 2016, Strasbourg 2018) favorise le complotisme : les Français finissent par chuchoter, ils ne disent plus ce qu’ils pensent, se méfient du voisin, deviennent paranos. Les Gilets jaunes ont fait péter tout ce carcan en envoyant un gigantesque « merde » au système. Victor Hugo aurait dit ça de plus jolie façon avec son sens de la formule et son souffle épique.

Il était temps de se retrouver, de se reparler, même autour de ronds-points (« La révolte des ronds-points » écrit avec une pointe de mépris Florence Aubenas dans le journal Le Monde), et de refonder une politique commune par le bas, celle d’en haut étant complètement pourrie, rejetée, haïe. Le sentiment populaire national revient en force, bouscule toutes les barrières et envoie cul par-dessus tête les gardes-barrière, ces « chiens de garde » décrits par Serge Halimi. Quel régime pourra résister à cinq, dix, vingt samedis d’assaut ? Aucun. La démonstration de force a suffi en quelques actes à révéler les limites du pouvoir, sa faiblesse intrinsèque, sa vulnérabilité ultime : entre les banquiers et le peuple il n’y plus que des policiers. Sans eux, les banquiers ne tiendraient pas dix minutes.

 

Victor Mara

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Jcc06
Invité
Jcc06

C’est tout à fait ça !les casseurs du renseignement et les cas sociaux vont avoir du fils à retordre, comme notre gouvernement ! Merci pour votre travail.

Greene Matthew
Invité
Greene Matthew

Ne vivant plus en France depuis le 08 mai 2017 mais suivant le mouvement libertin des GJ (ceux qui defendent la liberte sont des libertins) je trouve se texte tres motivant pour les GJ. Esperons que le mouvement durera face a ce systeme qui pourri la France voir le reste de l’Europe. Vivant en Irlande du Nord ou l’Union Europeenne essaye de creer un probleme de frontiere pour casser le vote du Brexit. Je tiens a dire que je suis honnorer de poster le premier commentaire de votre premier article de la Chronique du Gaulois Refractaire.

Lledo
Invité
Lledo

Merci pour votre engagement merci au nom de la vérité et de la liberté .
Amitiés Cécile.

Front noir
Invité
Front noir

J’ai le même sentiment que l’auteur de l’article , ce mouvement des gilets jaunes , ça fait du bien ! Les gens se reparlent enfin , discutent , échangent . On croyait la situation désespérée et d’un coup , le peuple français se réveille ! Ce n’est qu’un début , la prise de conscience fut longue mais désormais , rien ne pourra l’arrêter !

josselin
Invité
josselin

Avez vous seulement un début de preuve que les casseurs sont bien des gens du gouvernement ? Ou c’est juste balancer comme ça pour prêcher des personnes déjà convaincu de cette affirmation ?
Je suis plutôt du genre cartésien donc si vois avez la démonstration de ce que vous avancez je veux bien en profiter. Merci

Attila Lehain
Invité
Attila Lehain

Le système est coriace et ne cédera pas à la première poussée de fièvre mais en effet l’esprit français est en œuvre et il peut compter sur ce gouvernement d’un état en faillite pour l’encourager.
N’étant encore pas trop pénalisé par les régressions sociales ( mais si dieu me prête vie qui sait…;-) et d’une santé précaire j’attend la suite. Sans illusion sur les méthodes que Macron et sa clique de technocrates finiront par imposer aux manifestants …

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