Carburant : les prix à la pompe flambent


Vers un retour des Gilets jaunes ?

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Dans le sillage du cours du pétrole et appuyé par une demande mondiale, le prix du carburant ne cesse d’augmenter.

Nouvelle hausse des prix

Ces dernières semaines, une forte hausse des prix à la pompe a été constatée, notamment durant le mois de juillet. Depuis le début de l’année, le gazole a progressé de 12% et le sans plomb de 6%. La semaine dernière, le litre de gazole valait 1,4335€ et celui de super sans plomb 1,5827, en moyenne. Tandis que le gazole reste un peu moins cher qu’au déclenchement du mouvement des Gilets jaunes en novembre 2018 (1,4655€), le prix du sans plomb l’est, en revanche, beaucoup plus : il n’était qu’à 1,4592 la semaine du 16 novembre 2018.

« Les prix des carburants ont fortement progressé en juin et en juillet, tirés par le cours du Brent qui s’est hissé à 73 puis à 74 dollars le baril, respectivement, en moyenne sur ces deux mois », a expliqué l’économiste Alberto Balboni de Xerfi. Cette augmentation tendrait à se justifier par la reprise de la demande de pétrole, accélérée par le rebond économique. En effet, le baril de pétrole brut était passé sous la barre des 20 dollars en avril 2020, en pleine crise du Covid-19. Aujourd’hui, le prix du baril frôle les 70 dollars, alors que les pays producteurs de l’Opep ont réussi à se mettre d’accord le 18 juillet dernier sur un calendrier de réduction de leurs quotas, après un échec lors d’une première négociation.

Une potentielle stabilisation à venir

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les prix élevés du carburant seraient amenés à diminuer au cours des prochains mois. Selon les experts, la progression du variant Delta ainsi qu’une accélération production de pétrole permettent d’estimer à la baisse les prévisions de demande mondiale de pétrole brut pour cette année.

« Nous voyons le cours du Brent se stabiliser autour de ce niveau (70 dollars le baril) d’ici la fin de l’année et même au-delà, car à ce prix-là, peu de producteurs sont disposés à sacrifier une partie de leur production pour pousser le cours encore plus haut, ce qui risquerait en outre de décourager la demande », a indiqué Alberto Balboni. Selon lui, « après la flambée de juin-juillet, les prix des carburants devraient donc se stabiliser , voire reculer très légèrement, d’ici la fin de cette année ».

Le gouvernement se dit « très vigilant »

« Le gouvernement restera très vigilant, dans les prochaines semaines, à l’évolution des prix à la consommation par rapport aux évolutions des cours du pétrole », a déclaré l’entourage de la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, à l’AFP. Le gouvernement cherche également à valoriser sa « politique volontariste pour accompagner les automobilistes touchés par la hausse des prix des carburants et permettre à tous les ménages d’accéder à des modes de transport moins polluants », selon la même source.

Les prix à la pompe, qui visent directement les consommateurs, tend à inquiéter le gouvernement : cette montée des tarifs intervient en même temps que la flambée des prix du gaz et de l’électricité. À l’aube d’une rentrée qui s’annonce incertaine, que ce soit sur le plan économique, sanitaire ou social avec la reprise de manifestations massives, le gouvernement aurait tout intérêt à stabiliser la situation. Mais est-ce réellement une priorité pour la Macronie ?

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