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L’état de santé de Julian Assange s’est fortement dégradé, au point qu’il aurait pratiquement perdu l’usage de la parole, selon son avocat Maître Per Samuelson :

« Il est impossible de mener avec lui une conversation normale ».

Notons que le silence des médias est quasiment total, à l’exception de sites tels que legrandsoir.info ou Sputniknews.com qui rapportent cette information en France. Eu égard aux enjeux que recouvre cette affaire concernant la liberté de la presse, ce silence est un scandale en soit.

Rappelons que depuis son arrestation par les autorités Britanniques au sein de l’ambassade d’Equateur à Londres le 11 avril 2019 – en violation des conventions internationales -, Assange se trouve incarcéré dans des conditions indignes d’un pays comme la Grande Bretagne, à l’isolement, dans une situation seulement comparable au sort réservé aux meurtriers en série. Il est donc logique dans ces circonstances que sa santé se dégrade rapidement, peut-être est-ce d’ailleurs le but recherché par les autorités britanniques, en concertation avec le gouvernement des Etats-Unis qui demande avec insistance son extradition (voir notre reportage à la cour de justice de Londres). Assange doit payer son crime, celui d’avoir permis, entre autre, la dénonciation des crimes de guerre des Etats-Unis lors de la guerre en Irak. Il risque aux Etats-Unis une peine cumulée de 175 ans de prison.

Le site Wikileaks s’est dit profondément préoccupé par l’état de santé de son fondateur et a signalé dans un communiqué qu’il s’était gravement affaibli après sept années passées à l’ambassade équatorienne dans des conditions « incompatibles avec les droits de l’Homme élémentaires ».

« Au cours des sept semaines passées à Belmarsh, sa santé a continué à se détériorer, il a fortement maigri. La décision des autorités de la prison de le transférer à l’hôpital en dit long », a communiqué WikiLeaks.

Notre conception du journalisme nous oblige, par devoir, à ne pas laisser passer sous silence ces faits graves qui, dans le « pays des droits de l’homme », devraient faire les unes de tous nos « confrères ».

« L’affaire Julian est d’une importance historique majeure. On se souviendra de cette attaque comme de la pire atteinte à la liberté de la presse de notre vivant. Le peuple doit exprimer sa condamnation ; ce sont ses politiciens, ses tribunaux, sa police et ses prisons qui sont abusivement employés pour laisser cette tache noire sur l’histoire. Agissez maintenant pour faire cesser cette honte » résume Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de WikiLeaks (traduit par VD du site legrandsoir.info).

Nous exprimons, à travers ces lignes, tout notre soutien à Julian Assange.

La rédaction

Source : https://www.facebook.com/wikileaks/posts/2197329480302152

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Attala nabila
1 année il y a

Alors branco , on laisse tomber julian Assange . Comment va fly rider ? Vous l avez bien brieffé , il file tout doux , il ne veut plus répondre à vincent . Ça la fout mal a t il dit .
Quels branquignoles .
Assange foutu . Proposez leur votre talent en travaillant pour eux . Vous n avez plus le choix . L éthique on s en fout !

Gérard Verner
1 année il y a

Ok, article transmis à tous mes contacts Facebook avec instruction de partager massivement (presque 1.000 contacts).
Parmi eux, quelques journalistes “mainstream” qui, je l’espère, se sentiront obligés de se pencher “un tant soit peu” sur la question…

Hugo91
1 année il y a

Soutien !!merci pour cet article !!!

roberge michèle
1 année il y a

En groupe, nous allons nous retrouver à Genève ce soir pour voir de quelle manière, par exemple, nous pouvons faire pression sur la Berne fédérale qui, pour l’instant, a refusé l’asile à Julian Assange … la honte ! C’est ignoble de laisser la santé de ce lanceur d’alerte se dégrader à ce point – si on exclut la poursuite de tortures psychologiques … un gros doute – alors qu’il n’a que 47 ans … Il faut exiger que Londres rende des comptes, pas seulement des informations biaisées qui ne disent pas leur nom … Et encore, redonner un peu de… Lire la suite »