Le groupe suédois Lessebo, potentiel repreneur, n’a jamais apporté les garanties financières demandées. Les deux autres sites, eux, pourraient être sauvés. Source AFP

Le candidat à la reprise des trois papeteries Arjowiggins, situées dans la Sarthe et dans l’Aisne, n’a pas apporté les « garanties financières » demandées, rendant « très probable » une liquidation de la principale usine de Bessé-sur-Braye, a indiqué mardi à l’Agence France-Presse l’avocat des salariés. Le tribunal de commerce de Nanterre doit rendre dans la journée sa décision sur l’avenir de ces trois sites, en redressement judiciaire depuis le 8 janvier et qui emploient en tout près de mille personnes.

Lors de l’audience du 20 mars, il avait été demandé au groupe suédois de bois et de papier Lessebo, candidat à la reprise, d’« apporter des garanties financières », a indiqué mardi à l’Agence France-Presse Me Thomas Hollande, avocat des salariés. « On attendait une déclaration de sa part qui n’est jamais venue », regrette-t-il. « Dans ce contexte-là, il y a assez peu de doutes sur le fait que le tribunal de commerce ne va pas ordonner un report, mais va malheureusement prononcer la liquidation judiciaire du site de Bessé-sur-Braye », qui emploie 580 personnes.

« On ne baisse pas totalement les bras »

Pour les deux autres sites, le tribunal pourrait ordonner une reprise : deux offres ont en effet été déposées pour le site de Greenfield à Château-Thierry (75 salariés) et une pour celui du Bourray, près du Mans (270 emplois). « On ne baisse pas totalement les bras », a nuancé Thomas Hollande, indiquant que « le directeur du site, les représentants du personnel, les salariés, les pouvoirs publics » vont tenter de « construire une offre alternative très rapidement (…) dans le cadre de la liquidation judiciaire » pour « sauver un certain nombre d’emplois ».

Déjà, le 20 mars, les représentants des salariés étaient pessimistes à l’issue de l’audience à Nanterre. Lundi, ils ont manifesté en gare de Vendôme (Loir-et-Cher), entraînant une interruption du trafic pendant cinq heures. Seize mille personnes ont été touchées par ce blocage. Depuis plusieurs mois, salariés et élus se mobilisent pour alerter sur les conséquences d’une fermeture des sites dans la Sarthe, où les papeteries « représentent le principal employeur de la région ».

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