En un an, le nombre de travailleurs français en burn-out sévère a doublé

Depuis l’année dernière, le nombre travailleurs en burn-out sévère ne cesse d’augmenter. Il aurait même doublé, atteignant aujourd’hui les deux millions de concernés.

La fin progressive du télétravail qui débutera ce 9 juin pourrait s’accompagner de graves difficultés pour de nombreux salariés. En effet, selon opinionway, le taux de burn-out sévère a doublé depuis l’année dernière. Le retour dans les bureaux risquent ainsi d’amplifier la situation tant de nombreux employés se trouvent encore dans une situation psychologique fragile.

Une forme de  déshumanisation

Selon Christophe Nguyen, à la tête de l’institut d’opinion, ces burn-out se manifestent par une certaine « déshumanisation » issu d’un « épuisement professionnel sévère ».  Les gens fonctionnent comme des robots pour se protéger de leurs émotions ajoute-t-il. Pour beaucoup de salariés, il même difficile d’évoquer ces problèmes.

44% de salariés en détresse psychologique

Si la situation reste plus où moins stable, elle n’en est pas moins inquiétante : 44% des salariés interrogés se disent ainsi en détresse psychologique. 17% d’entre eux considéreraient même la situation comme grave. Pire, selon six salariés sur dix leur direction «ne se rend pas compte de l’état psychologique des salariés et n’agit pas en fonction».

Peur de perdre leur emploi

Reste que la plupart de ces salariés continuent à serrer les dents pour garder leur emploi. Il faut dire qu’avec la réforme de l’assurance chômage, il y a de quoi s’inquiéter. Ces problèmes de santé mentale finissent aussi par avoir des conséquence physique, souvent due au stress. Ainsi, parmi les sondés, 40% assurent connaitre des problèmes de sommeil, 37% des douleurs et tensions musculosquelettiques, 19% des problèmes digestifs, 26% des maux de tête et 10% des nausées.

Un salarié sur deux opposé à un retour à la normal

Avec la fin du télétravail, si certains sont soulagés de retrouver leurs collègues, d’autres sont au contraire angoissés de retourner au bureau, source de stress et de pressions multiples. C’est sans doute le cas des managers particulièrement touchés par les burn out. Pour 50% des employés, un retour à la normal n’est d’ailleurs pas souhaitable. Ainsi près, de 80 % des sondés souhaitent conserver entre un et trois jours de télétravail par semaine.

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Un système à revoir

Au-delà du télétravail, on peut également s’interroger sur ce mode de travail lui-même. Alors que l’élite bourgeoise ne cesse de répéter que nous ne travaillons pas assez (retraite, 35h, etc.) Comment ne pas tomber dans la dépression lorsque de plus en plus d’emplois sont vidés de sens ? Comment ne pas déprimer alors que le travail nous laisse de moins en moins de temps pour notre épanouissement personnel ? Avec la peur d’un chômage grandissant et de plus en plus précaire, ne serait-il pas temps d’ouvrir la porte à un diminution drastique du temps de travail ?

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