Des appels à un mercredi “noir et jaune” ont été lancés sur les réseaux sociaux, appelant à transformer Paris en “capitale de l’émeute”.

Un an après un 1er-Mai marqué par l’incendie d’un restaurant Mc Donalds à Paris et les violences commises en marge du défilé par Alexandre Benalla, gouvernement et forces de l’ordre craignent de nouveaux affrontements pour la fête du Travail, ce mercredi. Des appels à un mercredi “noir et jaune” ont été lancés pour les manifestations, des gilets jaunes et les black blocs appelant à transformer Paris en “capitale de l’émeute”.

Plus de 7 400 policiers et gendarmes à Paris

Afin d’éviter les pillages et les casses, plus de 7 400 membres des forces de l’ordre seront déployés à Paris, a déclaré mardi le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. “Nous ne tolérerons aucune exaction. Le dispositif qui sera mobilisé sera un dispositif d’ampleur exceptionnelle, mobile, réactif, qui nous permettra d’aller percuter les groupes qui commettront des exactions, de procéder au maximum d’interpellations”, a aussi indiqué son secrétaire d’État Laurent Nuñez lors des questions au gouvernement.

Selon Christophe Castaner, entre “1 000 à 2 000 activistes radicaux” sont attendus dans la capitale. Ces derniers pourraient être “possiblement renforcés d’individus venant de l’étranger” et “plusieurs milliers de ce qu’il convient désormais d’appeler des ultra-jaunes, ces gilets jaunes qui se sont peu à peu radicalisés”, a ajouté le ministre de l’Intérieur. Le défilé du 1er mai 2018 avait vu environ 14 500 personnes, selon les autorités, manifester dans Paris, dont 1 200 black blocs.

La préfecture de Police a par ailleurs émis des consignes très strictes pour les commerçants placés sur le trajet du cortège des syndicats, bien décidés à se faire entendre en pleine crise des gilets jaunes. Une manifestation déclarée qui devait partir du Panthéon dans la matinée a également été interdite, car elle “présente des risques de troubles à l’ordre public et d’atteinte à la sécurité des personnes et des biens”, notamment “au regard de la présence attendue d’éléments à haute potentialité violente”.

Macron souhaite une réponse “extrêmement ferme”

Plus tôt dans la journée, Emmanuel Macron avait demandé, au cours du Conseil des ministres, que la réponse aux black blocs soit “extrêmement ferme” en cas de violences lors des manifestations du 1er-Mai.

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